Carnet de voyage
       

Randonnée dans le grand erg oriental (Tunisie 2005)

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Cette semaine dans le sud Tunisien a été partagée entre 4 jours de randonnée dans le grand erg Oriental et 3 jours de visite des villages et oasis.

 

 

Le 16 janvier

Nous atterrissons à Djerba dans la soirée. Notre guide nous accueille et nous rejoignons le continent en prenant le bac. Nous faisons une pause pour dîner et continuons vers l'est en direction de Douz. Nous y arrivons dans la nuit et nous installons à l'hôtel le Saharien Paradise.

 

 

Le 17 janvier

Le petit matin est froid. Nous prenons le petit déjeuner à l'hôtel qui est pratiquement vide (c'est l'hiver). Douz, la "Capitale du désert" est une oasis dans laquelle on cultive principalement le palmier-dattier, c'est aussi le point de départ des excursions dans le désert tout proche. Nous avons la matinée libre pour déambuler dans la palmeraie et les rues de la petite ville. Sur la place entourée de boutiques, les joueurs de domino ont revêtu leurs burnous. En ce mois de janvier, tout est calme et nous croisons très peu de touristes.

Nous rentrons déjeuner à l'hôtel puis prenons place dans un 4x4. Dès la sortie de Douz, la végétation disparaît et laisse place au sable et aux cailloux. Nous faisons une pause pour boire un thé à la menthe dans une petit échoppe perdue au milieu de nulle part. Nous arrivons sur le lieu du premier bivouac en fin d'après-midi. Nous y rencontrons nos 2 chameliers et les 3 dromadaires qui porteront le ravitaillement et les tentes. Nous installons le bivouac et assistons à notre premier coucher de soleil dans le désert.

 

 

Du 18 au 20 janvier

3 jours de randonnées dans l'immensité du grand erg oriental. Le déroulement de chaque journée est le même. Lever avec le soleil, il fait froid, nous nous regroupons autour du feu pour nous réchauffer. Les chameliers nous préparent le pain cuit dans la braise sous le sable. Le soleil nous réchauffe rapidement mais le fond de l'air reste frais et je marche souvent avec la polaire. Nous démontons les tentes et partons à pied, les chameliers rangent le matériel et chargent les dromadaires, ils ne font pas toujours route avec nous .

Nous partons à pied et traversons les cordons de dunes entrecoupés de "vallées" qui sont des parties plates au sol plus dur et avec quelques broussailles pour seule végétation. Nous nous y arrêtons le midi pour déjeuner et le soir pour le bivouac. Nous glanons les rares branches pour le feu. Nous marchons à allure modérée et parcourons environ 15 km par jour. Le 20, un fort vent de sable se lève et soulève le sable très fin qui s'insinue partout dans les yeux, les oreilles, les cheveux... ( et dans les sacs, attention aux appareils photos !!). La progression est pénible dans ces conditions. La nuit se couche tôt et la température baisse aussitôt, nous nous abritons derrière la grande tente berbère pour le dîner.

 

 

Le 21 janvier

Avant d'entamer notre dernier jour de marche, nous explorons les environs du bivouac à la recherche de pointes de flèches en silex datant de l'époque préhistorique. Nous en trouverons quelques unes. Nous ramassons également des morceaux de coquilles d'oeufs d'autruches qui datent de l'époque où cet oiseau vivait encore en Tunisie. Nous reprenons notre marche et pouvons également monter sur les dromadaires qu sont maintenant moins chargés.

Nous déjeuner près des ruines du fort romain de Ksar Ghilane d'où nous apercevons l'oasis. Nous visitons le fort puis entamons notre dernière marche vers l'oasis. Nous retrouvons la civilisation et ses 4x4. Dans l'oasis, nous avons le bonheur de nous baigner et nous relaxer dans la source d'eau chaude avant d'aller installer le dernier bivouac.

 

 

Le 22 janvier

Nous démontons le bivouac et saluons nos chameliers avant de reprendre la route en 4x4. Il s'agit tout d'abord d'une piste tracée dans le désert puis les montagnes. Nous rejoignons une route qui nous mène à Douirette. Il s'agit d'un ancien village maintenant abandonné construit à flancs de montagne. Nous déambulons dans les rues désertes puis déjeunons.

Nous reprenons la route vers Tataouine. Nous nous arrêtons dans une pâtisserie où nous assistons à la fabrication des cornes de gazelles, un vrai délice constitué d'une pâte frite fourrée d'amandes, grains de sésame et miel. Nous repartons pour la dernière partie du trajet vers Djerba que nous atteignons via la chaussée romaine. Nous nous installons à l'hôtel El Machrek à Houmt Souk, la capitale de l'île de Djerba. Nous profitons de la fin d'après-midi pour nous promener dans les rues et sur le bord de mer.

 

 

Le 23 janvier

Nous avons journée libre avant de prendre notre vol en fin d'après-midi. J'en profite pour faire une longue promenade en bord de mer pour y observer les très nombreux oiseaux qui s'y nourrissent (hérons, aigrettes, pluviers, bécasseaux, flamants roses, spatules, canards, mouettes, goélands, sternes...).