Carnet de voyage
       

La Nouvelle-Zélande du Nord au Sud ( 2010)

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Livre conseillé

Ce circuit m'a permis une approche assez complète des deux iles principales de la Nouvelle-Zélande entre phénomènes volcaniques, fjords, fougères, glaciers et sommets enneigés.

 

 

Le 2 novembre

C'est après un très long voyage de plus de 24 heures via Dubai et Melbourne que nous débarquons à Auckland avec 12 heures de décallage horaire. Nous rencontrons notre guide Didier, un français qui vit dans le pays depuis plusieurs années. Nous sommes dans la ville la plus peuplée du pays (1,3 millions d'habitants, soit un quart de la population du pays), c'est le seul endroit où nous connaitrons quelques embouteillages sur la route. Nous faisons un arrêt au sommet du mont Eden, un ancien volcan éteint d'où nous dominons la ville, située sur un isthme étroit qui sépare la mer de Tasman à l'ouest, de l'océan Pacifique à l'est. Nous y voyons aussi le célèbre Eden Park, le stade de rugby qui accueillera la finale de la coupe du monde 2011. Nous descendons ensuite à notre hôtel et finissons l'après-midi à flaner dans les grandes avenues et sur le port. Nous dinons dans un restaurant situé dans la Sky Tower, une grande tour de télécommunications et passons la nuit au Auckland City Hotel.

 

 

Le 3 novembre

Nous quittons cette grande zone urbaine et arrivons progressivement dans la campagne typique de Nouvelle-Zélande, composée de vertes collines où paissent moutons et de plus en plus de vaches. En effet, la production de lait s'avère plus rentable que l'élevage ovin, et de plus en plus d'agriculteurs se tournent vers l'élevage bovin. Nous faisons une pause dans la petite ville de Cambridge, qui nous rappelle que la Nouvelle-Zélande a toujours eu des liens très forts avec la Grande-Bretagne. Nous arrivons à Rotorua pour le pique-nique et nous déjeunons à côté du lac.

 

Rotorua compte 65.000 habitants et constitue un grand centre touristique. La ville est très connue pour l'activité géothermique de son sous-sol. Une odeur de souffre règne en ville et de nombreuses fumerolles sont visibles un peu partout. L'après-midi est consavrée à la visite de Te Puia, un site qui comporte deux facettes. La première concerne la culture Maorie. Les Maoris sont les premiers habitants du pays qu'ils ont commencé en coloniser à partir du 8ème siècle, ce qui faut de la Nouvelle-Zélande une des dernières terres de la planète sur laquelle les humains se sont installés. Nous visitons une reconstitution d'un village maori(Marae Rotowhio), une école de tissage et une école de sculpture.

 

La deuxième facette de Te Puia concerne l'activité géothermique. Sur le site, nous pouvons nous promener à côté de mares de boue bouillonnantes, de solfatares d'où se dégagent des vapeurs sulfureuses, de plans d'eau bleue turquoise et de geysers, le plus impressionnant est le Pohutu dont les eaux atteignent 30 m de hauteur.

 

Nous restons à observer le geyser sur un belvédère prévu à cet effet, puis continuons vers de nouvelles mares de boue qui bouillonnent, pour terminer à la mare de cuisson maorie où les autochtones font cuire leur plats dans un bassin d'eau naturellement bouillante. Nous rentrons à notre hôtel, le Kiwi Paka où nous passons la nuit.

 

 

Le 4 novembre

La matinée est consacrée à une balade dans la vallée volcanique de Waimangu, un site situé à côté de Rotorua. Il est qualifié, par le guide d'interprétation que l'on nous remet à l'entrée, de plus jeune système géothermal du monde. On peut d'ailleurs le dater avec précision, puisqu'il est issu d'une violente érution volcanique qui débuta le 10 juin 1886. C'est la ligne de cratères issus de ce cataclysme naturel que nous allons explorer.

 

Nous débutons au point le plus haut de la balade par un panorama sur la vallée, recouverte d'une magnifique forêt primaire d'où s'échapent par endroits des panaches de fumée. Nous faisons un premier arrêt au Frying Pan Lake, la "poële à frire" dont ce lac a vaguement la forme. Il s'agit d'un des cratères (appelé echo crater) maintenant rempli d'eau chaude (55 degrés en moyenne) et acide (pH 3.5). Il est recouvert d'une brume et par endroit, nous apercevons des bouillonnements provoqués par des remontées gazeuses. Il est qualifié sur le guide de plus grand lac d'eau chaude du monde avec ses 38.000 métres carrés.

 

A la sortie du lac, un petit ruisseau coule et dépose diverses concrétions colorées d'antimoine, molybdène, arsenic et tungstène. Ces minéraux et les algues qui y poussent donnent à ce site des couleurs spectaculaires. Nous sommes aussi sur le site où se trouvait le geyser Waimangu qui fut actif de 1900 à 1904, à nouveau un record, le plus haut du monde qui jaillissait à 400 m. Des tremblements de terre l'ont fait disparaitre depuis. Il reste néanmoins quelques mini-geysers ou sources d'eau chaude à cet endroit.

 

Nous poursuivons vers l'inferno crater, un autre cratère rempli d'un lac d'une couleur bleu clair stupéfiante. Il est très acide (pH 2.1) et son niveau suit des cycles complexes. La partie supérieure des dépôts de silice blanc montre le niveau maximum. Nous montons ensuite à un nouveau belvédère sur la partie inférieure de la vallée avec le lac Rotomahana dans la fond.

 

Nous continuons pour admirer des terrasses colorées dites terrasse de marbre et terrasse Warbrick. Elles sont constituées par des dépôts de silice multicolores alimentés par des sources d'eau chaude. Les algues qui y poussent aident à former ces terrasses en construisant des barrages sur les ruisseaux qui sortent des sources.

 

Nous arrivons au terme de la balade sur les bords du lac Rotomahana, avant d'entreprendre la remontée. Ce qui nous permet de profiter d'autres curisités naturelles, comme les nombreux oiseaux qui peuplent le lac (canards, cygnes noirs, cormorans, grèbes...) ainsi que des plantes comme les innombrables variétés de fougères (le symbole de la Novelle-Zélande) et de fleurs.

 

 

Nous reprenons le minibus pour aller pique-niquer au bord du lac Okaro, puis nous dirigeons vers un nouveau site d'origine volcanique, Wai-O-Tapu. Il est qualifié de merveille thermale ou de site géothermal le plus coloré de Nouvelle-Zélande. Il est le résultat de centaines d'années d'activité volcanique. Comme pour toutes les balades que nous ferons dans le pays, les chemins sont très bien aménagés.

 

Nous commençons par plusieurs cavités aux noms évocateurs, la maison du diable d'où s'échappent des vapeurs souffrées ou l'encrier du diable, des mares de boues noires, couleur due à la présence de graphite et de pétrole brut. Sur un grand plateau, les minéraux ont créé des bassins de couleurs différentes, la piscine de champagne, la piscine opale...

 

D'autres bassins portent le nom d'Oyster Pool (en forme d'huitre) ou Frying Pan Flat (en forme de poële à frire).

 

Les couleurs sont vraiment stupéfiantes, du jaune vif de petites sources d'eau chaude, au vert émereaude du lac Ngakoro, au rouge du bord de Champagne Pool et au vert fluo du bain du Diable...

 

Bref, une journée "volcanique" comme indiqué dans le programme, qui a tenu toutes ses promesses, de plus sous un soleil resplendissant. Nous roulons ensuite vers le sud en direction du bord du lac Taupo, le plus grand du pays avec ses 616 km2. Nous logeons dans le village de Tokaanu, au Tokaanu Lodge Motel.

 

 

Le 5 novembre

Nous partons pour la journée visiter le Parc National de Tongariro. Il s'agit du premier parc national créé en Nouvelle-Zélande (1894) et le quatrième à voir le jour au niveau mondial. Il s'étend sur près de 800 km2. C'est un parc montagneux qui inclut plusieurs volcans et une station de ski.

 

La matinée débute sous la pluie et nous faisons un arrêt pour photographier un panneau "prudence, traversée de kiwis". Cet oiseau, dont il existe 5 espèces endémiques de Nouvelle-Zélande, est farouche et nocturne, ce qui le rend très difficile à observer. Les kiwis sont incapables de voler et vivent essentiellement en forêt. Ils sont de nos jours très menacés, à cause de la destruction de leur habitat, la forêt primaire et aussi en raison de l'introduction, par les colons, de mammifères (rats, furets, hermines, chats, porcs, chiens et opossums). Nous nous arrêtons au village de Whakapapa et partons randonner sous une pluie fine mais pénétrante. Nous marchons à travers la lande, à environ 1000 m d'altitude. La but de la balade est la cascade de Taranaki, une jolie chute d'eau de 20 m. La pluie persiste et nous trouvons un abri pour prendre le pique-nique, de retour à Whakapapa.

 

Nous nous réfugions ensuite dans un bar pour nous réchauffer, alors que le temps s'éclaircit petit à petit. Nous partons donc sous le soleil retrouvé, pour la balade de l'après-midi. Nous pouvons enfin voir les sommets qui nous entourent, notamment le cône parfait du volcan Ngauruhoe et ses 2291 m d'altitude, ainsi que le mont Ruapehu, un autre volcan actif et le point culminant de l'ile du nord avec ses 2797 mètres. Ces deux sommets ont servi de décors dans la trilogie du "Seigneur des Anneaux".

 

Outre le panorama, le but de cette randonnée est une curisité géologique, les Silica Rapids, le lit d'un petit torrent est couvert d'un dépôt blanc d'alumino-silicate.

 

 

Nous reprenons le minibus pour monter à la station de ski du mont Ruapehu. C'est d'ailleurs la seule station du pays qui dispose d'hébergements. Dans les autres stations (situées sur des domaines privés en général), on n'y monte qu'à la journée. Cette station, située sur les pentes d'un volcan actif, est très particulière, avec ses remontées au milieu des champs de lave et des bombes volcaniques. Le ciel est maintenant bien dégagé et nous permet de profiter du panorama.

 

Nous redescendons vers Tokaanu et faisons une pause au bord du lac Rotoaira. Ce petit lac constitue le réservoir de la station hydro-électrique de Tokaanu. Sur les rives, nous pouvons voir le cabbage tree, arbre endémique dénommé ainsi car les maoris se nourrissaient de ses racines. Après un dernier arrêt qui nous offre une jolie vue sur le lac Taupo, nous arrivons à Tokaanu où nous passons une seconde nuit.

 

 

Le 6 novembre

Nous prenons la route en direction de Wellington, la capitale du pays. Tout d'abord, nous traversons le parc de Tongariro où le mauvais temps est de nouveau installé, le ciel est très chargé et nous empêche de profiter d'un dernier point de vue sur les volcans. Nous traversons un plateau, sur une route surnommée "desert road", tellement la végétation est rase. Nous comprenons rapidement pourquoi, car la neige fait son apparition et nous roulons quelques kilomètres sous les flocons. La météo est ici particulièrement difficile à cause du froid et du vent.

 

Nous retrouvons enfin un temps sec lors de la descente. Nous traversons de nouveau les paysages typiques de collines verdoyantes en faisant route vers le sud. Nous parvenons dans les faubourgs de Welligton et nous installons à l'hôtel où nous pique-niquons. Pour l'après-midi, nous avons quartier libre à Wellington. Nous sommes dans la capitale la plus australe du monde (41° sud) qui est surtout le centre politique (et non économique) du pays. L'agglomération comporte environ 400.000 habitants. Nous choisissons de visiter le musée national Te Papa. Ce grand musée regoupe plusieurs univers, l'histoire naturelle, la culture maori, l'histoire de la colonisation.

 

Après la visite, je pars me promener sur le port. On se rend compte ici pourquoi la ville est surnommée "Windy Wellington", en effet, le vent y souffle très souvent, s'engrouffrant dans le détroit de Cook qui sépare les deux grandes iles. J'en profite pour observer les oiseaux, mouettes, goélands, cormorans et canards, ainsi qu'une espèce endémique, le méliphage Tui, qui se nourrit du nectar des fleurs. Je peux le prendre en photo butinant des fleurs de flax, une espèce de plante grasse très courante dans le pays. Il joue un rôle important dans la pollinisation de cette plante, comme en témoigne son front jauni par le pollen. Nous allons diner sur le port et passons la nuit au Newlands Court Motel.

 

 

Le 7 novembre

Nous quittons définitivement l'ile du nord. Pour cela, nous empruntons le ferry pour un trajet de 3h30 et 92 km en direction de Picton sur l'ile du sud. Nous allons traverser le détroit de Cook qui sépare les 2 iles, dont la largeur minimale est de 22 km. Ce trajet est l'occasion pour moi d'observer les oiseaux marins. Je rejoint deux ornithologues britanniques sur le pont et nous pouvons voir albatros, pétrels, puffins, ces oiseaux qui passent la plus grande partie de leur existence en haute mer.

 

Nous arrivons rapdement en vue des côtes de l'ile du sud, mais il nous reste encore une longue navigation avant d'atteindre l'arrivée. En effet, nous sommes dans la magnifique région des Malborough Sounds, une série de fjords qui découpent l'extrême nord de l'ile du sud. Nous remontons ainsi le Queen Charlotte Sound jusqu'à Picton où nous débarquons sous le soleil.

 

Nous pique-niquons sur la plage avant de prendre la route. Nous traversons la région de Marlborough, réputée pour ses vignobles. C'est une des régions les plus ensoleillées du pays et la vigne y fut plantée pour la première fois dans les années 1970. Depuis, l'activité s'est beaucoup développée et la région produit 79% du vin de Nouvelle-Zélande. Nous faisons un arrêt à Nelson, une station balnéaire de cette riviera australe et arrivons à Motueka où nous passons la nuit au Top 10 Holiday Park.

 

 

Le 8 novembre

Aujourd'hui, la réglementation interdit la conduite à notre guide, qui est aussi notre chauffeur, c'est son jour de repos. Nous partons randonner dans le parc national Abel Tasman. Nous devons tout d'abord prendre un bus de ligne qui nous conduit à Kaiteriteri, puis un bateau-taxi qui nous dépose au départ de la balade à Anchorage Bay. La parc Abel Tasman porte le nom du premier explorateur européen à voir la Nouvelle-Zélande en 1642. Il est le plus petit du pays avec ses 225 km2.

 

Nous allons marcher sur le coastal track, un chemin qui suit la côte entre forêt, falaises de granit et jolies plages. La forêt renferme de nombreuses variétés de fougères arborescentes.

 

Nous faisons une pause dans une petite baie et pique-niquons sur la plage en nous amusant du ballet des mouettes.

 

Nous poursuivons notre chemin jusqu'à Marahau où l'estuaire d'un petit fleuve forme une grande vasière très prisée par les oiseaux. Aigrettes, échasses, huitriers, gravelots, vanneaux, barges s'y nourrissent et certains y nichent. Nous reprenons le bus qui nous reconduit à notre hébergement à Motueka.

 

 

Le 9 novembre

Nous quittons Motueka en direction de l'ouest, nous allons effectivement passer les prochains jours sur la West Coast, au bord de la mer de Tasman. Nous passons à Westport, la plus grande ville de la région et faisons route vers le sud pour nous arrêter au cap Foulwind, sous un soleil éclatant. Nous pique-niquons, accompagnés de curieux oiseaux, ce sont des râles Wéka, une espèce endémique incapable de voler et étonnamment familière qui vient picorer les restes à nos pieds. Nous partons ensuite marcher sur les magnifiques sentiers qui suivent la côte au sommet des falaises. Le temps est printanier, malgré notre position géographique dans les 40èmes rugissants réputés pour leurs terribles tempêtes.

 

Plus loin, c'est une petite colonie d'otaries à fourrure que nous pouvons observer. Cette espèce qui peuple les côtes d'Australie et de Nouvelle-Zélande a été très longtemps chassée, sa population ayant été divisée par 10. Depuis 1978, elle est enfin protégée. Il ne faut pas confondre les otaries et les phoques, les otaries ont des oreilles externes et peuvent se dresser sur leurs nageoires pectorales. Depuis des plate-formes, nous observons quelques individus, la plupart faisant la sieste sur les rochers.

 

Nous reprenons notre route et un panneau en route nous rappelle (ou nous apprend) que la Nouvelle-Zélande abrite des manchots. En l'occurrence, trois espèces s'y reproduisent. Ici, il s'agit du manchot pygmée. Nous n'en verrons pas, car les oiseaux sont en mer pour se nourrir durant la journée et ne regagnent leurs terriers qu'à la nuit tombée. Nous arrivons à Punakaiki et partons visiter une curiosité naturelle, les Pancake Rocks. Nous traversons tout d'abord une zone de végétation fournie composée principalement de flax (plante proche des agaves) et du palmier Nikau, la variété la plus australe du monde, poussant jusqu'à 44° sud.

 

Situés à "Dolomite Point", les Pancake Rocks sont des falaises calcaires érodées. Le calcaire est ici formé d'une alternance de couches dures et de couches molles. Ces dernières sont plus facilement érodées, ce qui crée une impression d'empilage de crèpes, d'où le nom anglais. Le site est magnifique sous le soleil, cependant, nous ne pouvons assister, en raison de l'absence de vent, à une autre attraction, les trous soufflants. Lorsque la houle est formée, la mer s'engouffre dans les cavités creusées dans les falaises pour en resortir sous forme de geysers. En mer, passent quelques cétacés, ce sont des dauphins d'Hector, reconnaissable à leur nageoire dorsale arrondie. Ce petit dauphin endémique est malheureusement menacé de disparition.

 

Il nous reste du temps et, en raison du soleil radieux (assez rare sur la West Coast), notre guide décide de nous emmener faire la balade prévue le lendemain matin. Nous partons donc à quelques kilomètres marcher dans le parc national Paparoa. Ce parc créé en 1987 est constitué d'une forêt côtière luxuriante, de rivières coulant au fond de canyons, de grottes et rivières souterraines. Nous remontons le cours du petit fleuve Pororari au milieu d'un forêt de fougères très dense, encadrée par de hautes falaises. Après cette longue et superbe journée, nous rejoignons notre hébergement, le Te Nikau Retreat, situé au coeur de la forêt.

 

 

Le 10 novembre

Nous débutons la journée par une balade matinale sur la plage située à côté de notre logement. Des grottes ont été creusées par les tempêtes dans la falaise. Nous trouvons anémones et étoiles de mer dans les vasques creusées dans les rochers découverts par la marée.

 

Nous montons dans le minibus pour rouler vers le sud et faire halte à Hokitika. Cette petite ville balnéaire est connue comme la capitale du jade. Plusieurs artisans y sculptent cette pierre de couleur verte et de nombreuses boutiques en proposent des bijoux. Nous allons pique-niquer sur la plage, à l'embouchure d'un fleuve où les habitants pêchent les whitebaits. Ce sont des jeunes poissons qui viennent remonter les rivières après avoir passé les 6 premiers mois de leur vie en mer. Les Néo-Zélandais en sont visiblement très friants et l'on en voit souvent en vente sur le bord des routes de la West Coast. Vers le sud, nous avons une vue sur les sommets enneigés de la chaine des Alpes.

 

Nous continuons le trajet en nous enfonçant vers le sud où les villages sont de plus en plus rares et de plus en plus petits. Nous faisons étape aujourd'hui à Hari-Hari. L'après midi est consacrée à une balade sur le Hari-Hari coastal walkway. Cette jolie boucle débute sur la plage à l'embouchure de la Wanganui river et nous revenons par la forêt et un lagon. Nous rentrons au village pour diner dans le seul restaurant, où nous dépareillons au milieu des pêcheurs et des agriculteurs. Nous passons la nuit au Flaxbush Motel.

 

 

Le 11 novembre

Nous poursuivons notre périple sur la West Coast, toujours plus au sud en faisant une balade à Okarito. Nous parcourons une boucle qui débute sur la plage où nous dérangeons une jeune otarie à fourrure solitaire. Le temps s'est dégradé, la mer de Tasman est plus agitée et le ciel est bas et brumeux. Nous rentrons par la forêt et faisons un arrêt au sommet d'un point de vue sur le lagon d'Okarito, une des plus importantes zones humides du pays. Malheureusement, la brume nous gâche le panorama.

 

Nous pique-niquons à la fin de cette marche, puis continuons la route jusqu'à Franz Joseph Glacier. Nous faisons une balade dans le village où une grosse activité commerciale s'est développée autour du glacier (survols en avion ou hélicoptère, marche sur la glace notamment). Nous partons ensuite le découvrir à pieds. Son nom lui a été donné par l'explorateur allemand Julius von Haast en hommage à l'Empereur d'Autriche. Il fait actuellement 12 km de long et est alimenté par un champs de neige de 20 km2 qui reçoit les fortes précipitations en provenance de la mer de Tasman. Son front ne se trouve qu'à 19 km de la mer, à moins de 300 m d'altitude. Il subit des cycles d'avancées et de retraits, même si globalement, il a beaucoup reculé depuis sa découverte.

 

A notre arrivée sur le site, nous ne pouvons apercevoir le sommet, noyé dans les nuages. Mais, il finit tout de même par se découvrir. Nous avançons jusqu'à nous approcher à quelques dizaines de mètres du front.

 

 

Un peu plus au sud, nous allons voir un autre glacier, Fox glacier. Celui-ci mesure 13 km de long et a été nommé en l'honneur du premier ministre Néo-Zélandais Sir William Fox à l'occasion de sa visite en 1872. Tout comme Franz Joseph, il termine sa course à moins de 300 m d'altitude dans la forêt humide. Depuis 1985, il avance de nouveau. Malheureusement, la pluie fait son apparition et le plafond est très bas, nous n'allons pas au bout du chemin qui nous mène vers le front. Près du parking, se trouvent deux petits étangs bleu outremer au pied des falaises. Nous passons la nuit au Fox Glacier Holiday Park.

 

 

Le 12 novembre

Aujourd'hui, nous avons un long transfert qui va nous faire complètement changer de décor. Avant de partir, nous allons faire le tour du lac Matheson, situé à quelques kilomètres de Fox Glacier. Ce lac est renommé pour les reflets des montagnes des Southern Alps que l'on peut y admirer. Nous en faisons le tour au milieu d'une forêt de pins indigènes, de flax et de nombreuses variétés de fougères. Plusieurs pontons ont été aménagés afin de profiter des reflets et de prendre des photos. Le temps, assez brumeux à notre arrivée, se dégage un peu et nous pouvons apercevoir les sommets enneigés.

 

Nous reprenons la route et poursuivons notre descente le long de la West Coast. Nous faisons un arrêt à Ship Creek, tout d'abord au sommet des falaises pour admirer le panorama sur la mer de Tasman. Puis, nous descendons en bord de mer, pour marcher sur deux courtes boucles le long de la plage et dans la forêt pluviale. La pluviosité est ici très importante car les nuages en provenance de la mer de Tasman sont stoppés par les montagnes de plus de 3000 m. Le sol est marécageux et des pontons ont été aménagés pour que nous puissons marcher dans la forêt.

 

Nous pique-niquons sur place, puis roulons jusqu'à la ville de Haast. La route bifurque alors vers l'est et nous montons le col de Haast. Nous faisons une pause pour aller voir la cascade de Thnder Creek. Cette chute d'eau de 28 mètres se jette dans la Haast River.

 

Nous descendons désormais vers le lac Wanaka et la forêt pluviale laisse la place à une végétation moins abondante composée de hautes herbes et de pâtures où nous retrouvons les troupeaux de moutons et de vaches. Après un arrêt au bout du lac Wanaka sous un temps qui est presque tempêtueux, nous longeons ce dernier, puis le lac Hawea où le temps plus clément nous permet de prendre quelques photos.

 

Nous arrivons à la ville de Wanaka et terminons la journée par une balade au bord du lac. Celui-ci, le 4ème plus vaste du pays, couvre 192 km2. Il a été creusé lors de la dernière période glaciaire, sa profondeur maximale est de 300 mètres. La région est prisée comme lieu de villégiature si l'on en juge les magnifiques résidences qui bordent le lac. De notre côté, nous passons la nuit au Top 10 Wanaka.

 

 

Le 13 novembre

Nous allons passer une bonne partie de la journée dans la Parc National D'Aspiring. Ce parc, fondé en 1964, couvre 3555 km2 et doir son nom au mont Aspiring qui culmine à 3033 m. Pour y parvenir, nous passons dans une immense propriété privée, appelée ici 'Station', vouée à l'élevage des vaches, moutons et cerfs. Nous remontons la vallée de la rivière Matukituki jusqu'au point de départ de la randonnée.

 

Nous commençons à marcher au bord de ce cours d'eau, que nous traversons sur un joli pont suspendu, puis commençons à monter dans la forêt de hêtres, ce qui nous donne un beau panorama sur la vallée.

 

 

Nous poursuivons l'ascension jusqu'à déboucher sur la prairie alpine et découvrir le but de notre balade, le glacier Rob Roy. Ce glacier massif prend naissance au sommet du Pic Rob Roy à 2606 m. Une cascade de 261 m de haut coule sur la partie gauche. Son débit est assez faible et celle-ci disparait lorsque le vent souffle et diperse les gouttes d'eau.

 

Nous pique-niquons face à ce magnifique spectacle et sous le soleil. Soudain, les effluves de notre repas attirent un oiseau étonnant. Il se nomme le Nestor Kéa et c'est une espèce de gros perroquet, le seul de sa famille à vivre en zone alpine. Il est endémique de l'ile du sud. Deux individus s'approchent sans crainte du groupe et nous devons ranger tous les restes, car l'animal est connu pour son penchant à chiper la nourriture. Nous pouvons à loisir admirer le plumage vert et rouge de ces magnifiques oiseaux. Soudain, c'est un autre spectacle que nous entendons, puis voyons. Des chutes de sérac se produisent en bas du glacier, réchauffé par le soleil.

 

Il est temps de redescendre après un dernier coup d'oeil au glacier et à sa cascade. Plus bas, quelques nuages semblent s'accrocher aux sommets, au fond de la vallée Matukituki. Mais nous rejoignons le minibus sans problèmes et sous le soleil. Nous roulons vers Queenstown en empruntant notamment la Crown Range Road, qui est à ce jour, la route goudronnée la plus élevée du pays, passant un col à 1120 mètres. Nous passons la nuit au Pinewood Lodge de Queenstown.

 

 

Le 14 novembre

Nous sommes à Queenstown, une ville très touristique qui s'est auto-proclamée capitale mondiale de l'Aventure. La législation impose à notre guide une journée de repos et nous avons donc quartier libre. N'étant pas très aventurier, je pars pour une rando sur les hauteurs de la ville. Nous commençons par prendre un télécabine qui nous emmène à 790 m d'altitude. Nous allons monter jusqu'au col de Ben Lomond, sous un soleil resplendissant qui nous offre un panorama superbe sur la ville, le lac Wakatipu et les sommets environnants. Nous marchons dans une dense forêt de conifères, puis rapidement dans les alpages jusqu'au col à 1216 m. Après un pique-nique sous le soleil, nous descendons jusqu'à la station de la télécabine, puis partons en ville.

 

Queenstown est construite autour d'une anse sur le lac Wakatipu. Elle est surtout connue des amateurs de sensations fortes (bungee jumping, rafting, hors-bord, parapente, parachute, etc.). Durant la saison hivernale, de nombreux skieurs viennent glisser sur les Remarkables, montagnes situées non loin de la ville. Dans le centre se succèdent boutiques de souvenirs et de sports, restaurants et bars. Bref, je préfère aller faire un tour au bord du lac, loin des nombreux touristes qui déambulent en ville. Je passe près du petit port où un steamer propose une balade sur le lac. Je peux aussi observer les oiseaux; mouettes, goélands, canards, grèbes et cormorans. Après avoir dégusté une excellente crème glacée, nous rentrons au Pinewood Lodge où nous dinons et passons la nuit.

 

 

Le 15 novembre

Nous faisons quelques kilomètres pour aller visiter la petite vile de Arrowtown. Située sur les rives de la Arrow River, Arrowtown est connue pour son passé minier. En 1862, un certain Jack Tewa trouva de l'or dans la rivière. Il s'en suivit une ruée vers l'or et jusqu'à 7000 chercheurs d'or vinrent s'installer sur les rives. Parmi eux, plus de 3500 Chinois travaillaient ici. Pour rendre hommage à ces ouvriers souvent victime d'exploitation et de discrimination, une partie de leurs installations a été restaurée. On peut y voir notamment les minuscules cabanes, parfois semi-troglodytes, dans lesquelles ils vivaient. Une rue du centre-ville a aussi été aménagée dans le style "Far West".

 

Nous prenons la route en direction du sud vers Te Anau. Nous faisons l'arrêt pique-nique à Kingston où une ancienne ligne touristique de train à vapeur est maintenant à l'abandon. Un vent glacial nous fait écourter le repas et nous repartons rapidement. Plus loin, nous croisons les grands troupeaux de bétail qui nous sont maintenant familiers et avons une vue sur les chaines de montagne enneigées.

 

Nous arrivons à Te Anau sous une légère bruine. Cette ville se situe au bord du lac du même nom, le second plus grand du pays (344 km2). La ville en elle-même n'a que peu d'intérêt. Elle est constituée principalement d'hôtels et de restaurants afin d'héberger les nombreux touristes qui vont visiter Milford Sound. Nous faisons une petite balade au bord du lac, l'occasion d'observer quelques oiseaux, notamment le tadorne de paradis, sorte de gros canard endémique. Nous trouvons un couple avec deux canetons. Nous dinons et passons la nuit au Top 10 Holiday Park.

 

 

Le 16 novembre

Comme les prévisions météo l'annonçaient, il pleut. Dommage, car nous devons visiter Milford Sound aujourd'hui. Il s'agir d'un des fjords qui composent la région du Fiordland située au sud-ouest de l'ile du sud. Nous partons quand même vers le site, mais la pluie est incessante et se renforce au fur et à mesure que nous approchons de la côte. A tel point que des centaines de cascades coulent sur les falaises qui nous entourent. Nous allons jusqu'à l'embarcadère où plusieurs compagnies proposent des croisières dans le fjord, mais la vue est complètement bouchée. Nous devons rebrousser chemin, sur ce qui restera mon grand regret de ce voyage.

 

Nous partons faire une petite balade sur le site nommé 'The Chasm', ce qui signifie 'Le gouffre'. Dans ce lieu, l’eau d'un torrent a percé les roches en laissant des motifs et des dessins étranges. Le son est assourdissant et il est presque impossible de se faire entendre. Pour y parvenir, nous traversons une dense forêt pluviale où coulent de nombreuses rivières. Comble de malheurs pour cette journée, le minibus a un pneu à plat lorsque nous retournons au parking. Il faut changer la roue sous la pluie battante !!!

 

Après cette pause mécanique, nous reprenons la route pour aller faire une autre balade dans la forêt pluviale qui porte bien son nom en ce jour. Ici, on se rend bien compte que la région reçoit 6 mètres de pluie par an tellement le sous-bois, les arbres sont couverts de mousses et lichens. Cette infinie variété de verts est magnifique.

 

Nous rentrons finalement assez tôt à Te Anau où la pluie a cessé, ce qui me permet d'aller faire un tour au bord du lac. Nous passons la nuit au Top 10 Holiday Park.

 

 

Le 17 novembre

Nous quittons Te Anau pour prendre la route vers le nord. Nous avons une longue journée de transfert jusqu'au mont Cook. Nous passons par Queenstown et son lac Wakatipu et faisons une pause au Kawarau Bridge Bungy. En effet le bungy, ou saut à l'élastique en français, a été inventé ici même. C'est sur ce pont que AJ Hackett et Henry van Asch ont ouvert en 1988 le premier site commercial dédié à ce sport extrême. Ici, on saute depuis un pont situé à 43 m au dessus d'une rivière. Tout est fait pour vous faire dépenser vos dollars, le saut en lui-même (seul ou en tandem, avec ou sans arrivée dans l'eau...), la vidéo, le T-shirt et tous les produits dérivés.

 

Nous poursuivons la route dans les paysages typiques de la région de l'Otago avec ses plantes indigènes, comme le red tussock ou introduites, comme les lupins, en fleurs en ce printemps, magnifiques mais terriblement envahissants. Cette région sèche du centre de l'ile du sud commence à verdir en raison de l'irrigation intensive des prés où les vaches remplacent petit à petit les moutons.

 

Nous passons le col de Lindis et arrivons à Twizel, porte d'entrée du parc national du mont Cook. Nous faisons une balade sur les bords du lac Pukaki, dont les eaux turquoises reflètent le massif du mont Cook, le tout sous un soleil retrouvé qui fait beaucoup de bien.

 

Nous terminons la route en suivant les rives du lac jusqu'au village de Mount Cook, situé au pied du point culminant de la Nouvelle-Zélande. Nous passons la nuit au YHA (l'auberge de jeunesse).

 

 

Le 18 novembre

Nous sommes donc dans le parc national du Mont Cook. Celui-ci fut créé en 1953 et couvre un peu plus de 700 km2 dont 40% de glaciers. Parmi les 20 sommets de plus de 3000 mètres de Nouvelle-Zélande, 19 sont situés dans le parc, le 20ème étant le mont Aspiring. Le Mont Cook ou Aoraki en Maori, est le plus haut sommet du pays avec ses 3754 m d'altitude. Son sommet fut atteint pour la première fois en 1894 par 3 néo-Zélandais.

 

Notre randonnée du matin va nous conduire dans la vallée Hooker. Nous pouvons voir les sommets encore dans l'ombre, les monts Sefton et Footstool et leurs glaciers au dessus de notre logement. Puis, apparait le mont Cook au fond de la vallée.

 

Cette balade est aussi l'occasion d'admirer la flore locale, notamment le Mount Cook Lily, une grande renoncule. Les fleurs du scarlet snowberry ressemblent, elles, à notre muguet. Les spaniards, sorte de plante grasse au feuilles extrêmement piquantes, sont aussi en fleur.

 

Nous remontons le cours de la rivière, que nous traversons sur un pont suspendu, et avons une vue de plus en plus dégagée sur le mont Cook. Nous passons près du lac Mueller, puis atteignons le lac Hooker formé au pied du glacier du même nom. Nous rentrons au logement par le même chemin pour aller déjeuner.

 

En début d'après-midi, nous allons visiter la maison du parc national, très bien documentée sur l'histoire de l'ascension du mont Cook, les refuges de haute montagne, la flore et la faune. Nous partons ensuite pour une petite marche vers la vallée du glacier Tasman. Nous montons sur une moraine d'où nous avons une vue sur le glacier et son lac dans lequel flottent quelques icebergs. Le glacier Tasman est le plus long du pays avec ses 27 km de long, il atteint par endroit 4 km de large et 600 m d'épaisseur. Il est alimenté par les énormes chutes de neige qui, cumulées sur l'hiver, représentent 50 m.

 

Lors de la descente, nous bifurquons vers les blue lakes qui sont verts en réalité !!! Ici aussi les spaniards sont très présents. Nous allons tremper les pieds dans le lac, mais pas plus, l'eau est trop froide pour la baignade. Nous terminons la journée par un diner dans un restaurant face au mont Cook avant de rejoindre l'auberge de jeunesse.

 

 

Le 19 novembre

Nous partons pour Chistchurch, la dernière étape de notre circuit. Nous faisons tout d'abord une halte à Tekapo au bord du lac du même nom, qui nous offre une dernière vue sur les montagnes enneigées. Le village est aussi connu pour sa chapelle du Bon Berger datant de 1935, on y trouve également une statue dédiée aux chiens de berger. La région a été colonisée au milieu du 19ème siècle et des éleveurs de moutons s'y sont installés.

 

Nous poursuivons la route vers le nord-est au milieu des grandes plaines agricoles et arrivons à Christchurch en fin de matinée. Christchurch est la plus grande ville de l'ile du sud et la seconde du pays. Elle compte environ 340.000 habitants et se trouve sur la côte Pacifique. Elle a récemment souffert d'un très fort séisme de magnitude 7.2 le 4 septembre. On n'a heureusement pas eu à déplorer de victimes, mais les dégâts furent très importants et, aujourd'hui encore, certains quartiers en portent les stigmates.

 

Nous avons quartier libre pour l'après-midi et je début ma balade sur la place de la cathédrale. De style anglican, elle fut bâtie dans la seconde moitié du 19ème siècle. Puis, je pars suivre le cours de la Avon River qui traverse la ville. Comme à Venise, il est possible d'y faire une promenade en gondole. Sur l'un des ponts, passe le tramway touristique.

 

 

J'entre ensuite dans le Hagley Park. Cet immense parc urbain de 165 hectares existe depuis les années 1850. On y trouve un jardin botanique, des lacs, un golf, des terrains de sport. Il est constitué de deux parties, nord et sud. Je passe l'après-midi dans la partie nord. Ce qui me permet d'observer de nombreux oiseaux, souvent faciles à photographier. Les canards ont de jeunes canetons, je vois aussi un méliphage butiner les fleurs de flax.

 

Nous passons notre dernière soirée dans un pub, où la bière est excellente !!, et notre dernière nuit aux Antipodes au Holiday Lodge Motel.

 

 

Le 20 novembre

Nous ne décollons que dans l'après-midi et nous avons donc la matinée pour une dernière balade sur la côte Pacifique. Nous marchons sur un sentier côtier dénommé Taylor's Mistake. La légende veut que le Capitaine Taylor en 1858 se soit trompé en accostant dans cette baie, alors qu'il cherchait le port de Lyttleton situé quelques encablures plus loin. Du sommet des falaises, nous avons de tès jolies vues sur l'Océan et la baie, où de jeunes surfeurs prennent des cours. Sur le chemin du retour, nous faisons halte sur la plage de Sumner sur laquelle se trouve une curieuse formation rocheuse, d'origine volcanique, percée d'un tunnel. C'est ainsi que se termine le récit de ce magnifique voyage de l'autre côté du Globe.