Carnet de voyage
       

Grand Tour des Annapurnas et lac Tilicho (Népal 2011)

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Ce voyage fut principalement un trek, le Grand Tour des Annapurnas réalisé en 18 jours et environ 250 km de marche à une altitude variant de 800 à 5416 m. Il m'a permis de faire le tour complet du massif et ainsi d'avoir de magnifiques panoramas sur les différents sommets qui le composent, sans oublier les visites des villages de montagne et les rencontres avec leurs habitants. Avant et après ce trek, nous avons pu profiter de visites culturelles à Katmandou, Bhaktapur, Patan et Pokhara.

 

 

Le 31 octobre

Nous arrivons à Katmandou, capitale du Népal, en début de matinée. La vallée de Katmandou compte plus d'un million et demi d'habitants, un nombre qui ne cesse de s'accroitre comme en témoignent les nombreux bâtiments en construction. Après être passés à l'agence locale (Glacier Safari Trek) pour un briefing sur notre circuit, nous nous installons à l'hôtel. La fin de journée est libre. Nous sommes dans le quartier de Thamel où se retrouvent tous les touristes en partance ou de retour de trek. Ici, on ne compte plus les boutiques de souvenirs et de matériel de randonnée. En s'éloignant un peu de la partie touristique, on arrive rapidement dans le centre très vivant de la ville. Nous découvrons notre premier Stupa, un monument religieux bouddhiste de forme circulaire, ressemblant à une cloche.

 

Après le déjeuner, nous partons pour le Hanuman-Dhoka Durbar Square tout proche. Ce site est constitué d'une multitude de très beaux temples et sanctuaires, aussi bien hindouistes que bouddhistes. La plupart d'entre eux ont été construits entre le XIIe et le XVIIIe siècle, dans le style pagode, et sont agrémentés de sculptures extérieures. C'était aussi le siège historique de la royauté.

 

Les temples sont ornés de colonnes et fenêtres de bois sculpté. Le site comprend deux parties principales, le complexe extérieur et ses nombreuses pagodes et colonnes, et le complexe intérieur, situé à l'emplacement de l'ancien palais royal. Malheureusement, ce dernier est fermé et non avons juste le droit d'entrer dans la cour le temps de prendre une photo.

 

Ici aussi, c'est l'occasion de voir la vie quotidienne des Népalais, certains s'affairant à transporter de lourdes charge à dos d'homme, alors que d'autres se reposent sur les marches des pagodes.

 

Nous poursuivons la balade dans Katmandou en montant au sommet de la Bhimsen Tower, localement appelée Dharahara. Cette tour fut construite en 1825 et porte le nom de Bhimsen Thapa, le premier premier ministre du pays. Elle a été détruite dans le tremblement de terre de 1936 et reconstruite 2 ans plus tard. Après avoir gravi les 213 marches, on découvre la ville du haut de ses 62 mètres. Nous rentrons à l'hôtel en traversant une des grandes artères de Katmandou, une ville de plus en plus congestionnée et polluée par les embouteillages... Nous passons la nuit à l'hôtel Holy Himalaya.

 

 

Le 1er novembre

Avant de partir pour notre trek, nous avons une journée de visites guidées au programme. Le premier site visité est la cité de Bhaktapur. Située à 13 kilomètres à l'est de Katmandou et à 1401 mètres d'altitude, sa population actuelle est évaluée à 165 000 habitants. Elle fut fondée par le roi Ananda Deva Malla au XIIe siècle. La ville avait acquis son importance grâce à sa position privilégiée sur l'axe Inde-Tibet. Les taxes imposées aux marchandises lui apportaient une grande richesse. Nous débutons la balade dans le Durbar Square. Ce vaste ensemble est constitué de temples, colonnes, pagodes et bâtiments royaux.

 

Les magnifiques sculptures sur pierre ou sur bois coloré témoignent du riche passé de la cité. Tout comme la porte dorée, datant de 1754, construite durant le règne de Ranajit Malla. Certains temples Hindouistes cont aussi ornés de sculptures en bois illustrant des scènes érotiques. Quelle est la signification de ces sculptures, les avis divergent : manifestation réaliste d'une étape du cycle de la vie, rappel du rôle des dieux dans la création ?

 

 

Nous poursuivons vers Taumadhi Square où se trouve le temple Nyatapola, dédié à Siddha Laxmi, déesse de la prospérité. Cette pagode à cinq niveaux est considérée comme la plus haute de la vallée de Katmandou avec ses 30 mètres. L'escalier qui permet d'y accéder est décoré de statues de pierre réprésentant démons et animaux fantastiques.

 

 

Nous empruntons ensuite d'étroites ruelles pour nous rendre à Pottery Square, l'occasion de voir la vie des Népalais. C'est la période de la récolte du riz et le moindre mètre carré est mis à contribution pour le faire sécher. Plus loin, un groupe d'adolescents joue au ping pong sur une table et un filet de fortune en pierres. Nous arrivons dans le quartier des potiers pas très actif en cette période, seules les boutiques de souvenirs sont ouvertes et les tas de riz couvrent toute la place. Nous pouvons quand même voir quelques fours qui ne sont pas en activité.

 

Après le déjeuner, nous quittons Bhaktapur et retournons à Katmandou pour notre deuxième visite : Pashupatinath. Il s'agit d'un grand sanctuaire hindouiste, c'est le Bénarès du Népal. La rivière Bagmati se jetant dans le Gange a le même caractère sacré, c'est donc ici qu'ont lieu les crémations avant que les cendres y soient dispersées. Celles-ci se déroulent tout au long de la journée sur de petits autels au bord de la rivière. A notre arrivée, deux sont en cours. Cela peut sembler dérangeant de visiter ce genre d'endroit, mais pour les hindousites, la mort n'a pas la même signification, ce n'est qu'une étape avant la réincarnation.

 

Sur le site sont construits de nombreux temples. Nous ne pouvons pas les visiter, ils sont réservés aux hindouistes. Nous pouvons par contre rendre visite aux Sadhus, ces ascètes, qui ont renoncé à tout pour se consacrer à la méditation. Ils vivent de mendicité et l'un d'entre-eux nous prouve sa souplesse en échange de quelques roupies.

 

 

Nous quittons ce lieu alors qu'arrive un nouveau corps pour l'incinération... Nous nous dirigeons vers la dernière visite du jour : Bodnath. Egalement appelé Bouddhanath, il s'agit cette fois d'un sanctuaire Bouddhiste. Son stupa du XIVe siècle qui domine l'horizon est l'un des plus grands au monde. La base du stupa se compose de trois terrasses, on peut y voir 108 niches contenant chacune une statue de Bouddha. La base de la tour, carrée, constitue le harmika qui porte les yeux du Bouddha; la partie supérieure en forme de pyramide allongée se compose de 13 degrés qui représentent le chemin vers l'éveil.

 

De nombreux drapeaux à prières y sont accrochés. Aussi appelés loungta ou « chevaux de vent », ce sont des guirlandes de petits rectangles de tissu imprimés de différents mantras ou de prières. Ils sont souvent de cinq couleurs : blanc, jaune, vert, rouge et bleu. Ils sont considérés comme des porte-bonheur possédant la capacité d’écarter les difficultés. Leur nom vient du cheval imprimé sur la plupart d’entre eux, cheval représenté portant les Trois Joyaux : le Bouddha, le Dharma (ses enseignements) et la Sangha (la communauté bouddhiste). Nous en verrons tout au long de notre voyage, sur les monastères, les temples, mais aussi les passerelles ou au sommets des cols. Le vent qui souffle caresse au passage les formules sacrées imprimées et les disperse dans l’espace, les transmettant ainsi aux dieux.

 

Nous tournons autour du stupa (toujours dans le sens des aiguilles d'une montre !!). Tout autour du monument, nous pouvons tourner les moulins à prières, une aute manière de montrer sa foi. Ceux-ci sont constitués d'un cylindre rempli de mantras et pouvant tourner librement autour d'un axe. Selon les croyances associées à cet objet, actionner un tel moulin (aussi dans le sens des aiguilles d'une montre) a la même valeur spirituelle que de réciter la prière du mantra, la prière étant sensée se répandre ainsi dans les airs comme si elle était prononcée. Il en existe de plusieurs dimensions, les plus grands dépassant la taille d'un homme. Nous visitons aussi le temple installé à côté du stupa, une magnifique cloche y est installée. Nous rentrons à l'hôtel Holy Himalaya pour une dernière nuit confortable.

 

 

Le 2 novembre

Nous quittons la ville pour nous rendre à la montagne, afin de débuter notre tour des Annapurnas. Il faut tout d'abord rejoindre le départ du trek qui se situe à Bhulbhule (840 m d'altitude). Pour cela, une voiture nous conduit à Besisahar en empruntant une route groudronnée, puis une piste sur les derniers kilomètres. Ensuite, nous cherchons un véhicule pour aller jusque Bhulbhule. Les 4x4 étant tous réservés, nous nous rabattons sur le bus local. Nous effectuons donc le trajet sur une piste défoncée dans ce bus rempli de voyageurs et de bagages divers (principalement de la nourriture achetée à Besisahar), le tout avec la musique à fond !!! Nous arrivons à destination en fin d'après-midi et cherchons notre porteur qui doit nous attendre à Bhulbhule. Après 30 mn de recherche, nous le trouvons et pouvons faire la première petite partie de notre trek en une heure jusqu'au village de Ngadi. il fait nuit lorsque nous arrivons au Kamala Lodge où nous dinons et passons la nuit. Ce logement est à l'image de ceux que nous utiliserons lors du trek (qu'ils se nomment lodge, hôtel ou guest-house). Nous sommes à 2 par chambre. Il n'y a pas de chauffage et les toilettes comme la douche (souvent froide) sont sur le palier. Un bon duvet est donc indispensable... même si ici, à 930 m, il ne fait pas froid.

 

 

Le 3 novembre

C'est véritable départ du trek avec une première journée complète de marche. Le temps est assez brumeux, avec des nuages bas qui masquent le soleil et les sommets. Durant toute la première partie du trek, nous allons suivre la vallée de la rivière Marsyangdi. Nous traversons de nombreux villages qui vivent de l'agriculture et du tourisme, on cultive ici principalement le riz et le maïs. C'est l'époque de la récolte du riz et les rizières en terrasse sont à sec.

 

Les touristes sont assez nombreux sur ce trek (l'un des plus connus du Népal) et chaque village propose logements et restaurants. La saison ne dure que quelques mois par an, de mi-septembre à fin novembre et de mars à mai. La traversée des villages est aussi l'occasion de croiser les habitants et de voir leur vie quotidienne, assez rude. Nous arrivons à Jagat (1314 m) dans l'après-midi et nous installons au Tibetan Pemba Hotel.

 

 

Le 4 novembre

Nous nous levons tôt. En général, nous partons vers 7h30 - 8h00, ce qui permet d'arriver assez tôt à l'étape du soir et de trouver facilement un logement (on ne peut que rarement réserver les hôtels). Cela permet aussi d'éviter les grands groupes de trekkeurs qui partent un peu plus tard. Le temps est encore couvert, comme la veille, nous ne verrons pas encore les sommets aujourd'hui. Nous continuons à monter sur de larges sentiers, empruntés par des convois de mules, seul moyen de transport entre les villages. Cependant, une piste est construction, qui permettra de désenclaver la région, mais que restera-t-il alors du Tour des Annapurnas ? Nous déjeunons au village de Tal, situé dans une partie plus large de la vallée.

 

Après une dernière montée assez raide, nous arrivons à Dharapani (1940 m), notre étape du jour. Nous avons le temps de visiter le petit village et de profiter d'un match de volley-ball (le sport national dans les régions montagneuses). Le soir, nous avons aussi droit à un petit spectacle de danses folkloriques dans le cadre de l'année du tourisme au Népal. Nous dinons et passons la nuit à l'hôtel The Seven.

 

 

Le 5 novembre

Nous commençons la journée une nouvelle fois sous un ciel couvert. Notre trajet du jour nous conduit tout d'abord dans une magnifique forêt humide où les arbres prennent des couleurs automnales. Après une montée très raide, nous reprenons des forces en dégustant quelques improbables churros dans un petit stand perdu au milieu de nulle part. Plus loin, nous trouvons un groupe de singes langurs dans les arbres. Nous déjeunons à Thanchok et arrivons à Chame (2670 m) dans l'après-midi.

 

Chame est un charmant village commerçant de culture tibétaine. Nous y flanons entre les vieilles maisons de pierre et les monuments Bouddhistes, dont un moulin à prières actionné par le courant d'un torrent. Nous dinons et passons la nuit au Moonlight Guest House.

 

 

Le 6 novembre

Ce matin, le ciel est plus clair que les jours derniers et nous voyons enfin les premiers sommets enneigés. Nous quittons Chame et poursuivons notre lente ascension. Nous allons aujourd'hui franchir les 3000 m. Nous longeons toujours la Marsyangdi River que nous traversons de temps en temps sur des passerelles métalliques ou des ponts de bois.

Nous sommes en pays Bouddhiste et les murs de moulins à prières sont présents dans tous les villages. Au niveau végétation, les arbres sont encore très nombreux, mais les feuillus laissent progressivement place aux épineux. Nous faisons une pause pour prendre un thé à Dhukure Pokhari.

 

Nous arrivons à Pisang (3300 m) pour le déjeuner et nous installons à l'hôtel Monalisa, juste à côté d'un très long et très coloré mur de moulins à prières. Nous découvrons aussi les premiers murs à Mani. Ces murs à prières sont de amoncelements de pierres plates sur lesquelles sont gravés des mantra, des prières ou des dessins. Il faut toujours contourner ces monuments par la gauche. Mani est l'abrévation du mantra de la compassion "Om Mani Padme Hum" que récitent les fidèles en tournant les moulins à prières.

 

Pisang est divisé en deux parties, la partie basse où nous logeons et Upper Pisang que nous allons visiter dans l'après-midi. Le principal point d'intérêt est le monastère Bouddhique qui domine la vallée. Nous sommes accueillis par les moines qui nous offrent leur thé au citron. Le monastère est récent et magnifiquement décoré. Entre deux passages de nuages, se decouvre de temps en temps le sommet de l'Annapurna II (7937 m).

 

 

Le 7 novembre

La nuit fut froide, d'autant plus que le vent s'infiltrait entre les planches qui constituent le mur de notre chambre. Mais, au lever, le ciel est tout bleu !!! Enfin, nous pouvons profiter du panorama sur les cimes couvertes de glaciers et neiges éternelles. Cela tombe très bien car nous partons aujourd'hui faire une première marche d'acclimatation à l'altitude. Nous allons monter à 4300 m avant de redescendre dormir plus bas. Nous prenons la direction du camp de base du Pisang Peak qui domine le village du haut de ses 6091 m. Quelques rares fleurs poussent encore en ce début novembre.

 

Après une montée raide, nous faisons une pause à un col pour profiter de la vue sur la vallée de Hongde, au fond de laquelle apparait le Tilicho Peak (7134 m). Nous faisons face au massif de l'Annapurna II.

 

 

 

Nous passons les 4000 m et commençons à apercevoir le Pisang Peak. Le vent est assez fort, mais le soleil nous permet de nous rechauffer. Nous faisons une pause à environ 4300 m, le temps de prendre quelques photos du panorama.

 

 

Puis, nous entamons la descente vers notre destination du jour le village de Ghyaru (3670 m). Nous traversons une magnifique forêt de pins et arrivons pour le déjeuner. Nous mangeons en terrasse face au massif de l'Annapurna II, survolés par de majestueux vautours.

 

 

L'après-midi, nous nous baladons dans les ruelles de ce vieux village authentique, aux maisons de pierre accrochées à flanc de montagne. Nous sommes loin des groupes de touristes qui marchent dans la vallée, Ghyaru ne compte que 2 petits hôtels très rustiques. Le nuit tombée, la lune est presque pleine et nous permet de tenter quelques images de l'Annapurna II. Nous passons la nuit au Gorkhali Hotel.

 

 

Le 8 novembre

Le beau temps semble s'être installé et un grand ciel bleu nous accueille au réveil. Le panorama est toujours aussi magnifique. Nous entamons notre trajet du jour sous les premiers rayons du soleil qui font aussi s'envoler les rapaces. Le chemin est presque plat, nous allons même légèrement descendre et retrouver la vallée de Hongde.

 

Durant une grande partie de la matinée, nous sommes seuls, aucun autre touriste en vue, seuls quelques habitants à cheval ou conduisant des mules nous croisent. Nous continuons à tourner les moulins à prières en demandant que le soleil continue... Les Annapurnas II, III et IV ainsi que le Gangapurna sont visibles.

 

Nous rejoignons le chemin habituel au village de Braga où nous déjeunons. Ce vieux village de culture Bouddhiste est surtout renommé pour son monastère qui date du XVIe siècle.

 

Il se situe tout en haut du village, adossé à la falaise. On y accède par une série d'escalier et d'échelles de bois. L'intérieur est superbement décoré, très coloré. Les murs et plafonds sont couverts de fresques. De nombreux Bouddhas de toutes tailles sont alignés sur un des côtés de la salle principale. Nous accédons ensuite dans une autre pièce située plus haut, tout aussi magnifique.

 

Nous reprenons notre chemin pour rejoindre Manang, notre étape du jour. En route, nous pouvons voir nos premiers yaks. Il s'agit ici d'animaux domestiques, croisés avec des vaches ou des buffles. Manang (3535 m) est le dernier gros village avant le col du Thorong La et souvent utilisé comme étape d'acclimatation à l'altitude. On y trouve de très bonnes boulangeries qui proposent de très bons gateaux... En plus, la douche de notre hôtel (le Yak Hotel) est chaude !!

 

 

Le 9 novembre

Aujourd'hui, nous quittons le circuit traditionnel pour monter au lac Tilicho en 3 jours aller-retour. Cette première journée est assez courte. Nous quittons la vallée de la Marsyangdi pour entrer dans celle de la rivière Khangsar Kola. Nous faisons une pause au village de Khangsar pour prendre un thé.

 

Nous poursuivons le chemin en montant doucement vers notre hôtel qui se trouve isolé au lieu-dit Sheree Kharka. Il est d'ailleurs en cours d'agrandissement. Avant d'y parvenir, nous observons un troupeau de Bharals. Ce mammifère, aussi appelé mouton bleu, fait partie de la famille des caprins. On ne le trouve que dans l'Himalaya. Nous déjeunons au Tilicho Peak Hotel. L'après-midi est libre et nous partons marcher un peu pour poursuivre notre acclimatation à l'altitude. Nous sommes à environ 4000 m.

 

 

Le 10 novembre

Nous partons pour ce qui sera pour moi, la plus belle journée du trek. Le temps est toujours au beau fixe et nous continuons de remonter la vallée de la Khangsar Kola. Le chemin est tracé à flanc de montagne et nous arrivons bientôt dans une zone indiquée par un panneau 'Landslide Area'. Le sentier est en dévers sur une partie très pentue recouverte de cailloux. Autant dire qu'il ne s'agit pas de glisser sous peine de se retrouver au fond de la vallée quelques centaines de mètres plus bas. Ce paysage minéral est magnifique, avec en fond la Grande Barrière, un massif de neige et de glaciers qui barre le fond de la vallée.

 

Les excellentes conditions météo ne nous font pas faire de faux pas et nous arrivons bientôt en vue du Tilicho Base Camp où nous nous installons. Nous sommes dans un cirque entouré de sommets à plus de 6000 m.

 

Il n'est que 9h30 et nous partons pour le lac Tilicho situé 1000 m plus haut, ce qui permettra d'améliorer encore notre acclimatation. Le sentier monte régulièrement et nous nous approchons de la Grande Barrière où de petites avalanches se produisent. Puis nous atteignons une partie en lacets plus raide, je commence à avoir un peu mal à la tête, mais rien d'inquiétant. La fin de la montée est moins pentue et nous arrivons à la limite de la neige.

 

Après un dernier effort, le lac Tilicho est enfin en vue. Nous sommes à 5000 m d'altitude (une première pour moi). Ce lac est considéré comme l'un des plus élevés du monde, sa surface est située à 4919 m, il mesure envron 3,9 km de long sur 1,5 de large. Malgré l'altitude, il est complètement libre de glaces, seuls quelques petits icebergs y flottent. Sa couleur bleue est exceptionnelle depuis le belvédère où nous sommes. A gauche, les glaciers de la Grande Barrière plongent dans l'eau, alors qu'à droite, c'est un paysage beaucoup plus sec et minéral.

 

Un restaurant est installé ici et nous mangeons un Dal Bhat. Littéralement « Riz aux lentilles », c'est le plat emblématique du Népal. Il est composé de riz blanc (bhat) et d'un bol de soupe aux lentilles (dal). Les Népalais en mangent tous les jours. Il est agrémenté d'un curry de légumes et parfois d'un mélange d'ingrédients épicés. La viande étant peu accessible (surtout à ces altitudes), il est généralement végétarien. Traditionnelement, on le mange avec la main droite sans couverts. Il est toujours servi à volonté, et on ne peut pas refuser de se faire resservir au moins une fois même si on n'a plus faim. Après quelques nouvelles minutes de contemplation, il est temps de redescendre. Le sentier accroche bien et on peut courir sans problème.

 

Nous arrivons à l'hôtel en fin d'après-midi. Ce sera le plus rustique de tout le trek. Pas de douche, il faut aller se débarbouiller dans la rivière. Heureusement, un poêle rechauffe la salle de restaurant. En effet, la nuit tombe et les températures descendent très vite.

 

 

Le 11 novembre

Nous allons aujourd'hui retrouver le sentier classique du Tour des Annapurnas à Yak Kharka. Une longue journée sera nécessaire pour y parvenir. Nous reprenons tout d'abord la zone de "Landslide Area", toujours aussi impressionnante. A cette heure matinale, nous sommes presque les seuls à emprunter ce chemin et nous pouvons observer les animaux. Tout d'abord un magnifique yak dont nous admirons l'épaisse toison qui lui permettra de passer l'hiver à plus de 4000 m. Puis, un gypaète barbu vient nous survoler à plusieurs reprises, ce vautour est connu pour se nourrir principalement de la moëlle des os d'animaux morts.

 

Nous faisons une pause et déjeunons à Sheree Kharka avant de quitter la vallée de la Khangsar Kola. Nous traversons les ruines d'un village abandonné, puis arrivons à une "tea house", en réalité une grande tente magnifiquement située en surplomb des vallées. Ce sont deux jeunes femmes qui montent ici chaque jour pour gagner un peu d'argent en vendant du thé ou des snacks aux rares voyageurs qui passent ici.

 

Nous descendons ensuite dans une forêt de bouleaux pour traverser la rivière Jharsang Kola et retrouver le sentier classique qui mène à Yak Kharka (4020 m). Sur le côté, nous trouvons un autre yak au long pelage noir. Plus loin, un groupe de bharals (ou moutons bleus) profite des derniers rayons du soleil. Nous nous installons pour la nuit à l'Himalayan View Hotel.

 

 

Le 12 novembre

La nuit fut froide et humide comme en témoignent les nuages qui ont envahi la vallée et le givre qui couvre les plantes, et même les yaks... Heureusement, nous sommes au dessus des nuages et nous marchons au soleil. L'étape du jour est courte, mais nous sommes en haute altitude et marchons lentement. Nous continuons de remonter la vallée qui est de plus en plus encaissée.

 

Nous parvenons à Thorong Phedi pour le déjeuner. Ce "village" situé à 4450 m d'altitude n'est en réalité constitué que de deux grands hôtels. Nous nous installons à l'hôtel New Phedi où nous allons passer notre nuit la plus élevée du trek. L'après-midi, nous allons marcher un peu sur le sentier qui monte au col, mais nous devons nous coucher tôt car le lever sera très matinal.

 

 

Le 13 novembre

Je n'ai pas très bien dormi à cause de l'altitude et en plus, il faut se lever à 3h00 afin d'arriver au col pour le lever du soleil et éviter le vent qui se lève dans la matinée. La mer de nuage a de nouveau envahi la vallée, mais nous partons par un magnifique clair de lune. Les frontales sont presque superflues tellement le ciel est clair.

 

La montée vers le Thorong La est assez raide, nous marchons très lentement et je ne ressens pas le mal des montagnes. Nous passons au High Camp, l'hôtel situé 400 m plus haut (où il doit être encore plus difficile de trouver le sommeil), puis faisons une pause dans un tea house pour nous réchauffer et prendre quelques forces avant la montée finale. La fin de l'ascension est moins difficile, les premières lueurs du soleil commencent à apparaître derrière les sommets. Le sentier n'est pas du tout enneigé.

 

Nous arrivons enfin en vue de l'amoncellement de drapeaux à prières qui marque le col. Nous l'avons fait, nous sommes au point culminant du trek à 5416 m !!! Nous sommes presque les premiers à profiter du soleil levant. Les ombres du Thorong Peak et du Yakawakang qui encadrent le col, sont projetées sur la mer du nauages qui a envahi la vallée face à nous.

 

Nous prenons le temps de faire quelques photos souvenir et de prendre un thé. Il ne fait pas très froid, le vent est très calme. La mer de nuages se dissipe rapidement et nous découvrons la vallée où nous allons descendre. La végétation y semble rare et le climat semble plus sec que du côté d'où nous venons. La panorama est moins grandiose qu'au lac Tilicho, mais la satisfaction d'avoir gravi le col dans de bonnes conditions est là. Cela fait plus de 10 jours que nous marchons et les étapes d'acclimatation ont été bénéfiques.

 

Il faut maintenant entamer la longue descente de plus de 1600 m de dénivelé qui nous mènera à Muktinath. Je la trouve plutôt facile, peu glissante, on peut y courir sans problème. Nous arrivons pour le déjeuner.

 

Le village de Muktinath (3800 m) est un lieu de pélerinage très important au Népal pour les Bouddhistes comme pour les Hindouistes. Des milliers d'Indiens viennent ici en pélerinage chaque année. En début d'après-midi, nous allons visiter le sanctuaire dans lequel sont batis plusieurs temples et monastères. Des milliers de drapeaux à prières sont accrochés dans la montagne avoisinante, formant un étonnant réseau comme une toile d'araignée géante. Nous prenons une douche (chaude !!) et passons la nuit à l'Hôtel Nightingale.

 

 

Le 14 novembre

Le ciel est encore clair à notre réveil et c'est le panorama sur le Dhaulagiri (8167 m, le 7ème plus haut sommet du monde) et le Tukuche Peak (6920 m), que nous découvrons en ouvrant la porte de la chambre. Muktinath étant un important centre religeux, une piste a été construite pour y faire venir les pélerins. Durant les 4 jours qui viennent, nous allons parfois devoir l'emprunter, en essayant au maximum de marcher sur l'autre rive lorsque les sentiers le permettent. Le première pause de notre trajet du jour est à Jarkot, un vieux village situé sur un éperon rocheux. Nous y visitons le monastère où étudient de nombreux enfants.

 

Nous dominons la vallée de la Jhang Kola. De part et d'autres sont batis quelques villages de paysans. A cette époque automnale, les champs ne sont pas cultivés. Sur la rive opposée commence la région du Mustang, qui s'est récemment ouverte au trekking, le paysage est minéral et très sec. Nous marchons quelques temps sur la piste poussièreuse, heureusement peu fréquentée à cette époque, et arrivons en vue du village de Kagbeni.

 

Ce joli village est situé dans la vallée de la Kali Gandaki. Cette rivière est une des trois qui parviennent a franchir l’Himalaya et fût une des grande routes pour les caravanes entre le Tibet et l’Inde. La signification de Kagbeni est « Fort auprès des deux rivières » et contrôlait le passage des caravanes. De nos jours, on voit encore les ruines du fort au milieu du village. Nous allons visiter le monastère Bouddhique et nous balader dans les rues étroites du fort. Nous avons aussi une jolie vue sur la rivière, c'est ici le point de départ des treks dans le Mustang.

 

Pour le reste du parcours du jour, nous allons marcher dans le lit de la Kali Gandaki jusqu'à Jomsom (2743 m). Cette vallée, fort justement appelée 'Windy Valley', justifie son nom. Nous marchons contre un vent très violent et la balade n'a pas beaucoup d'intérêt, d'autant plus que le temps se couvre et la brume envahit la vallée. Nous arrivons à Jomsom, un gros village où un aéroport a été construit. Désormais, la plupart des treks s'arrêtent ici et les voyageurs prennent l'avion pour Pokhara. Le problème, c'est que depuis 2 jours la brume et le vent empêchent tout atterrissage. Il faut donc, soit prendre le bus local pour descendre par la piste, soit patienter à l'hôtel. De notre côté, pas de problème, puisque nous descendons à pieds. Nous passons la nuit au Himalaya Inn dans une chambre "de luxe" avec salle de bain et douche chaude !!

 

 

Le 15 novembre

Le beau temps nous a quitté et la brume bouche de nouveau les sommets. Nous traversons la rivière pour éviter la piste. La végétation est encore bien maigre ici, seuls poussent quelques confères et genévriers. Les paysans ne peuvent cultiver que près de la rivière. Nous passons à Dhumpha et montons jusqu'à son monastère où les moines ne doivent pas souvent voir de touristes... D'ailleurs à partir d'aujourd'hui et pour les 2 jours suivants, nous n'en croiserons pas beaucoup.

 

Nous passons ensuite en face du village de Marpha qui abrite un grand centre de Méditation. Nous arrivons ensuite à Chhairo où nous prenons un thé en compagnie de réfugiés Tibétains.

 

 

Nous parvenons à Tukuche (2591 ), notre étape du jour, pour le déjeuner. La vent souffle toujours et une petite bruine tombe. Au temps des caravanes, Tukuche fut un village très prospère, habité par les riches marchands. On peut encore y voir de belles maisons, témoins de ce passé révolu. Aujourd'hui, presque plus personne ne s'arrête ici et nous serons les seuls à dormir au Yak Hotel. Nous faisons un tour dans le village où l'on trouve aussi une distillerie. On y fabrique l'apple brandy local, que nous goutons le soir, pas terrible !!

 

 

Le 16 novembre

Je me réveille avec la nausée et j'ai du mal à avaler le petit déjeuner. Il faut malgré tout marcher jusqu'à Ghasa où nous avons prévu de passer la nuit. Après une heure de marche, je finit par vomir, peut-être ai-je mal digéré l'apple brandy d'hier ? Ca me fait du bien, mais je suis faible et aucune envie de manger. Je me nourrirai de mars, thé et coca d'ici ce soir. Nous traversons la rivière et la végétation devient beaucoup plus luxuriante, un gros contraste avec la veille. Nous marchons à la lisière d'une magnifique forêt humide. D'ailleurs, le temps est encore brumeux et nous ne pouvons apercevoir le sommet du Dhaulagiri que quelques instants.

 

Après une pause thé, nous entamons la montée vers le village de Titi en traversant la forêt. C'est là que nous déjeunons (je ne peux avaler que quelques grains de riz), puis nous redescendons vers les villages de Khunjo et Taglung, où l'on cultive principalement le maïs. Pour la fin du parcours du jour, nous retrouvons la piste qui nous conduit à Ghasa (2200 m). Nous passons la nuit à la Florida Guest House.

 

 

Le 17 novembre

J'ai bien dormi et récupéré de mon indigestion, je suis prêt à repartir ! La vallée de la Kali Gandaki est ici plus étroite, les villages sont donc tout en longueur le long de la rivière (et de la piste). Nous pouvons quand même passer sur l'autre rive pour éviter la poussière soulevée par les bus. Nous traversons de jolis villages où les habitants cultivent leur lopin de terre ou élèvent des chèvres.

 

A mesure que nous descendons en altitude, la végétation devient plus tropicale (on trouve des poinsettia dans presque tous les jardins), des papillons viennent les butiner. Les oiseaux sont aussi plus nombreux.

 

Nous déjeunons à Dana, puis notre guide nous trouve un magnifique sentier en balcon qui domine la vallée, cela pour éviter la piste. Nous traversons de petits villages où l'on cultive le maïs en terrasses et profitons de la vue sur la vallée (puisque les sommets sont encore bouchés). Nous arrivons à Tatopani (1189 m) et nous installons à l'Himalaya Hotel. Ce village est réputé pour ses source chaudes qui jaillissent de la montagne. Elles remplissent deux petits bassins qui ont été aménagés au bord de la rivière. Nous pouvons ainsi profiter d'un bain chaud, le luxe !!!

 

 

Le 18 novembre

Aujourd'hui, dernière grosse journée car nous montons à Ghorepani, soit plus de 1500 m de dénivelé. Nous croisons à nouveau de nombreux randonneurs. La montée est assez difficile avec des passages très raides, entrecoupés de traversées de jolis villages où l'on cultive le riz ou le maïs sur des terrasses.

 

La météo est encore brumeuse et l'humidité augmente à mesure que nous grimpons. Après le déjeuner, nous entrons dans une magnifique forêt humide composée essentiellement de rhododrendrons qui sont ici de véritables arbres. Nous arrivons à Ghorepani (2750 m) en fin d'après-midi, j'ai eu du mal à terminer la montée, à cause des restes de fatigue de mon indigestion. Nous sommes dans les nuages et il fait bon se retrouver autour du poële et prendre une douche chaude. Nous passons la nuit au Snow View hotel.

 

 

Le 19 novembre

Tout le monde vient à Ghorepani pour monter à Poon Hill au lever du soleil. Située 400m plus haut (à 3190 m), cette colline offre, par temps clair, un magnifique panorama sur la chaine des Annapurnas. Nous nous levons donc tôt et entamons la montée à la lueur de la frontale. Au sommet, c'est la déception, les nuages sont encore bien présents et nous bouchent une grande partie de la vue. Les seuls sommets visibles sont l'Annapurna I (8091 m, 10ème plus haut sommet du monde) et l'Annapurna sud (7218 m) qui émergent de la mer de nuages. Nous nous consolons en constatant que ce sont pratiquement les seuls que nous n'avions pas encore vus durant le trek. Nous redescendons à l'hôtel pour le petit déjeuner, alors que le temps semble se dégager.

 

C'est notre dernier jour de trek, mais il nous reste une longue route pour atteindre l'étape du jour, Birethanti. Nous débutons par un sentier tracé dans la superbe forêt de rhododendrons où les arbres sont couverts de mousses et lichens. Le soleil fait son apparition et réchauffe l'atmosphère. Nous allons ensuite effectuer une interminable et pénible descente de plus de 2000 m, la plupart du temps sur des chemins en escaliers. Nous croisons beaucoup de randonneurs, qui effectuent donc la montée, elle doit être encore plus dure que celle que nous avons faite hier.

 

Nous arrivons à Birethanti en fin d'après-midi, juste à temps pour voir le coucher de soleil sur le Machhapuchhre (6993 m). Aussi appelé Fish Tail, c'est le sommet emblématique du massif des Annapurnas, sa forme très particulière et très reconnaissable font qu'on le retrouve partout en photo. Nous nous baladons dans le village qui est le point de départ du trek appelé ABC (Annapurna Base Camp), qui permet en aller-retour d'aller au coeur du massif. Nous passons la nuit au Moonlight Hotel.

 

 

Le 20 novembre

Le trek est terminé et nous partons donc en voiture pour rejoindre Pokhara. Le ciel est de nouveau bien dégagé et nous faisons une pause en route pour admirer le panorama sur les Annapurnas. Nous poursuivons ensuite jusqu'à Pokhara, la troisième ville du pays en terme de population (plus de 200 000 habitants) et la deuxième destination touristique après le vallée de Katmandou.

 

Nous nous installons au Landmark Hotel, situé dans le quartier touristique de Lakeside. Notre guide nous quitte et nous avons la journée libre. Comme le nom du quartier l'indique, nous sommes au bord d'un lac, qui a pour nom Phewa. Situé à 915 m d'altitide, il a une superficie de 4,43 km2 (c'est le second plus grand du Népal). Nous partons donc pour le rivage et arrivons à l'embarcadère pour le temple de Barahi. Ce petit temple Hindouiste est situé sur une île à quelques encablures de la rive. Nous nous frayons un chemin parmi les nombreux pélerins et pouvons monter à bord d'une barque qui nous emmène sur l'ile en 5 minutes. Depuis ce lieu, nous avons une très jolie vue panoramique sur le lac et les sommets enneigés de la chaine des Annapurnas.

 

Ensuite, nous décidons de monter à la World Peace Pagoda. Ce monument, un stupa Bouddhiste, fait partie d'une série de Pagodes baties sous l'impulsion d'un moine Japonais du nom de Nichidatsu Fujii. A ce jour, on en compte plus de 80 dans le monde. Elle se situe au sommet d'une colline sur la rive opposée du lac. Il existe un chemin direct à travers la forêt, après avoir traversé le lac, mais une policière nous déconseille de l'emprunter pour des raisons de sécurité. Nous décidons donc de faire le détour par la route, il nous faudra environ 2 heures de marche pour atteindre le sommet.

 

Le panorama vaut vraiment le détour, la vue embrasse le lac, la ville de Pokhara et la chaine des Annapurnas en fond, magnifique !!! Nous déjeunons sur le toit panoramique d'un hôtel devant cette vue fantastique, survolés par les aigles et les vautours. Encore un grand moment du voyage...

 

Nous rentrons à Pokhara et je pars profiter du coucher de soleil sur le bord du lac, un lieu très apprécié des touristes et des Népalais. Quelques pêcheurs se trouvent sur le lac. Les sommets prennent une teinte orangée au crépuscule.

 

 

Le 21 novembre

Nous quittons Pokhara pour prendre un vol vers Katmandou, la compagnie s'appelle Yeti Airlines !! Après une heure de retard due à la brume, nous décollons et profitons une dernière fois du panorama sur le massif des Annapurnas dont nous venons de faire le tour. Quelques 20 mn de vol plus tard, nous descendons déjà sur Katmandou.

 

Nous arrivons à l'hôtel en fin de matinée. Cette journée est libre et nous décidons d'aller visiter Patan. Cette ville aussi appelée Lalitpur, est située à 6 km au sud du centre de Katmandou, mais avec l'extension des deux villes la seule démarcation visible est la rivière Bagmati. Nous débutons par la visite du Durbar Square, la place du palais royal où l'on trouve également plusieurs temples Bouddhiques et Hindouistes.

 

Le palais, comportant plusieurs cours intérieures, serait dû au râja Siddhi Narasimha qui régna de 1620 à 1661. On peut y admirer de magnifiques colonnes et fenêtres de bois sculptées, dans le même style que celles de Katmandou ou Bakhtapur.

 

 

Nous visitons les différents temples de la place, sauf le Krishna Mandir, où se déroule une cérémonie religieuse Hindoue. Nous pouvons aussi voir deux colonnes, aux sommet desquelles on trouve le Roi Yoganarendra Malla pour l'une et Garuda (le véhicule de Vishnou) pour l'autre. La grosse cloche Taleju date de 1736.

 

 

Nous poursuivons un peu au hasard dans les rues de Patan et tombons sur un mariage, la voiture des mariés est précédée par un orchestre. Patan est aussi une ville d'art et d'innombrables ateliers et boutiques proposent des objets religieux en métal doré. Nous arrivons ensuite au temple de Mahabuddha. Il est aussi surnommé le temple des mille Bouddhas, car une représentation de Bouddha se trouve dans chacune des briques qui le composent. Il se situe au milieu d'une cour intéreiure, entourée de maisons et est très difficle à photographier. Plus loin, nous allons voir le monastère Rudravarna Mahavihar, puis le Swoyambhu Stupa.

 

Après un dernier coup d'oeil sur le Durbar Square, il est temps de reprendre un taxi pour rentrer à Katmandou, où nous trainons une dernière fois dans le quartier de Thamel et passons la nuit au Holy Himalaya Hotel.

 

 

Le 22 novembre

C'est notre dernière journée au Népal. Avant de reprendre l'avion, nous avons une dernière matinée libre. Nous partons donc visiter Swayambunath. Ce stupa est l'un des plus anciens et plus importants sites Bouddhistes de Katmandou. Dès l'entrée, marchands de fleurs et de bougies attendent les pélerins. Le monument est situé au sommet d'une colline et il faut monter 365 marches pour y parvenir.

 

L'autre nom de ce sanctuaire est "Monkey Temple", le temple aux singes. On s'en rend compte dès que l'on passe la porte d'entrée. De nombreux macaques ont investi la forêt qui recouvre la colline, nous en verrons des dizaines jusque sur le stupa tout au sommet.

 

Selon la légende, la vallée entière était occupée autrefois par un lac immense, dans lequel a grandi un lotus. La vallée fut alors appelé Swayambhu, signifiant "auto-créé." Le nom vient d’une flamme auto-générée éternelle sur lequel a été construit plus tard un stupa. En réalité, il a été fondé par l'arrière-grand-père du Roi Manadeva (464-505), King Vrsadeva, vers le commencement du cinquième siècle. La forme est similaire au stupa de Bodnath. Au dessus de la base en forme de dôme, on trouve une structure cubique avec les yeux de Bouddha regardant dans les quatre directions. La partie supérieure en forme de cône se compose de 13 degrés. De nombreux moulins à prières se trouvent sur tout le tour du Stupa. On trouve également sur le site des temples Hindouistes et un monastère Bouddhique.

 

Nous terminons ainsi ce magnifique voyage, amusés par les macaques qui viennent manger les offrandes déposées par les fidèles dans les différents temples.