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La magie du Grand Ouest (Canada 2009)

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Ce circuit m'a permis une approche de l'Ouest du Canada en trois semaines. De Vancouver, en Colombie Britannique à Calgary en Alberta, nous avons découvert les multiples facettes de cette région de l'Amérique du Nord. Les nombreuses randonnées nous ont conduit des côtes sauvages de l'île de Vancouver jusqu'aux glaciers et aux lacs des Rocheuses Canadiennes. Paysages grandioses et variés, découverte d'une Nature et d'une faune encore préservée ont rythmé ce voyage.

 

 

Le 20 juin

Nous arrivons à Vancouver en fin de journée après un long vol via Toronto. Nos deux guides Québécois, Jonathan et Valérie, nous accueillent à l'aéroport et nous partons nous installer à l'hôtel Sandman tout proche.

 

 

Le 21 juin

Après un petit déjeuner très copieux, nous partons vers le port de Tsawwassen pour embarquer sur le ferry qui va nous emmener sur l'île de Vancouver. La traversée dure une heure et demi et nous profitons du soleil (et du vent !!!) sur le pont supérieur. Nous naviguons entre les différentes iles du détroit de Géorgie et débarquons à Swartz Bay au sud de l'ile de Vancouver. Longue de 460 km pour une largeur maximale de 80 km, l'île de Vancouver avait une population de 750.000 habitants en 2002. Nous nous dirigeons vers Victoria, la capitale de la Colombie Britannique et allons pique-niquer sur une colline qui domine la ville.

 

Nous poursuivons sur la côte ouest vers la petite ville de Sooke où se trouve notre camping. Il est situé au bord du Pacifique, dans une petite baie abritée où se trouve le port d'attache des pêcheurs de saumon du coin. Dans ces eaux tranquilles barbotte un phoque veau-marin très curieux. Nous passons notre première nuit sous la tente.

 

 

Le 22 juin

Je vais jeter un coup d'oeil dans le port au lever du jour. Notre ami le phoque est là, sorti de l'eau, il a passé la nuit sur les petits brise-lames qui protègent le port. Aujourd'hui, nous avons une journée libre à Victoria. Fondée en 1843 comme Fort Camosun par James Douglas, la ville sera renommée Fort Victoria en hommage à la reine du Royaume-Uni. Avec la découverte d'or sur le continent de la Colombie britannique en 1858, Victoria est devenue le port, la base de provision et le centre d'équipement des mineurs sur la route des régions aurifères. En 1866 lorsque l'île a été politiquement rattachée au continent, Victoria est restée la capitale de la province. Elle a conservé un style très "British" et est surnommée la "Londres du Pacifique". Je passe la matinée à me balader dans les rues tracées à angle droit, puis sur la côte donnant sur le détroit Juan de Fuca qui sépare l'ile des côtes de l'état de Washington aux USA.

 

L'après-midi, nous avons réservé une sortie en mer pour observer les baleines. Nous montons dans le gros zodiac propulsé par deux énormes moteurs et partons à toute vitesse à la rencontre des cétacés. Plusieurs familles d'orques épaulards ont élu domicile dans le détroit de Géorgie et, après plus d'une heure de navigation, nous arrivons enfin en vue de ces baleines tueuses. Les orques ont une apparence caractéristique avec un dos noir, un ventre blanc et une tache blanche derrière et au-dessus de l’œil. Le corps est puissant et surmonté d’un grand aileron dorsal avec une tache gris foncé (parfois ornée de mauve) en forme de selle juste derrière. Les mâles peuvent mesurer jusqu’à 9,5 m de long et peser plus de 9 tonnes; les femelles sont plus petites, atteignant jusqu’à 8,5 m pour une masse d’environ 5 tonnes. C'est tout d'abord un mâle seul que nous observons, plus loin se trouvent une femelle et un jeune. Nous les suivons et pouvons assez facilement les photographier, grâce à la longueur de leur nageoire dorsale dont l'apparition nous prévient suffisamment tôt de la remontée de l'animal. Puis, c'est un groupe plus nombreux qui attire notre attention. Nous les approchons, ce groupe comporte peut-être une dizaine d'individus, dont un mâle à la nageoire dorsale impressionnante. Nous pouvons en voir jusqu'à cinq venant respirer de concert. Puis, c'est l'heure de rentrer et de faire vrombir les moteurs hors-bord pour rentrer au port.

 

En fin d'après-midi, il nous reste un peu de temps pour aller faire un tour dans le parc Beacon Hill où nous observons les nombreux écureuils et les oiseaux autour des plans d'eaux. Au retour, nous passons au parc Thunderbird situé près du musée, qui regroupe différents totems. Puis, nous rentrons au camping de Sooke où nous dinons et passons la nuit.

 

 

Le 23 juin

Au petit matin, notre phoque est toujours là, cette fois accompagné d'une dizaine de ses congénères. Aujourd'hui, nous allons faire notre première randonnée. Nous commençons par un trajet en minibus jusqu'au village de Port Renfrew en suivant la côte vers le nord. En route, nous avons la chance d'observer une magnifique chouette rayée, posée sur le fil électrique en bord de route. Nous commençons notre marche à Botanical Beach, qui marque le début du sentier côtier Juan de Fuca dont nous allons parcourir une dizaine de kilomètres (il en fait 47 au total). Cette partie de la côte est rocheuse et bordée d'une magnifique forêt de conifères.

 

Le climat est ici très humide et permet aux arbres d'atteindre une taille exceptionnelle (90 m pour les plus hauts). Les essences représentées sont le cyprès jaune, le thuya géant, la pruche de l'Ouest, l'épinette de Sitka... Une des curiosités de cette côte est la présence de bassins de marée, des vasques qui restent remplies d'eau à marée basse et constituent des écosystèmes très riches qui abritent algues, oursins, étoiles de mer, crevettes, coquillages, petits poissons... Nous marchons parfois sur les rochers, sur de petites plages, parfois dans la forêt jusqu'à Parkinson Creek où nous retrouvons le minibus.

 

Nous reprenons la piste pour rejoindre la route lorsque nous distinguons une masse noire dans les herbes à quelques dizaines de mètres devant le minibus. Il s'agit d'un ours noir, un mâle de taille respectable qui se nourrit tranquillement de végétaux. L’ours noir mesure généralement entre 140 et 200 cm de longueur. Sa taille au garrot est comprise entre 100 et 120 cm, il est plus petit que l’ours polaire et l’ours brun. Sa masse dépend de l’âge, du sexe de l’animal et de la saison : en automne, l’ours noir grossit et fait des réserves de graisse afin de passer l’hiver. Les femelles pèsent entre 40 kg et 180 kg (moyenne de 70-80 kg), alors que les mâles font entre 115 et 275 kg. Ils sont omnivores mais les végétaux représentent 75% de leur régime. Nous avons le temps de l'observer et le photographier avant qu'il ne traverse tranquillement la piste et disparaisse dans la forêt. Une belle rencontre, qu'il est préférable de faire à l'intérieur du véhicule plutôt que lors de la randonnée, même si cet animal est craintif et peu agressif envers les humains. Nous rentrons à Sooke où nous passons notre dernière nuit.

 

 

Le 24 juin

Nous démontons le camps par une météo humide et prenons la route vers le port de Nanaimo à l'est de l'ile. Nous prenons le ferry afin de rejoindre le continent. La pluie fait son apparition, mais, malgré le temps bouché, nous pouvons observer un grand groupe de dauphins croiser la route du bateau. Nous débarquons à Horseshoe Bay, à l'ouest de Vancouver. La pluie est encore de la partie et nous décidons de reporter au surlendemain la randonnée prévue au programme. A la place, nous partons faire une balade à Vancouver du côté de Stanley Park. Vancouver est la troisième agglomération la plus importante du Canada (plus de 2 millions d'habitants) et la capitale économique de la Colombie-Britannique, notamment grâce à son port. Nous traversons le Lions' Gate Bridge, petit frère du Golden Gate Bridge de San Francisco pour accéder au parc.

 

Stanley Park est un parc urbain de 404,9 hectares (1000 acres). Il a été officiellement ouvert le 27 septembre 1888, où il a été baptisé du nom de Frederick Arthur Stanley, Gouverneur général du Canada à cette époque. Il est le troisième plus grand parc urbain d'Amérique du Nord. Peuplé de cèdres et de sapins, il crée une atmosphère de tranquillité et offre un point de vue imprenable sur les différents quartiers de Vancouver tout au long de la route circulaire en bord de mer. On y trouve aussi une collection de totems.

 

Nous passons à côté de deux lacs, le Lost Lagoon (lagon perdu) et le Beaver Lake (lac du castor) et pouvons observer de nombreux animaux, écureuils, ratons laveurs, canards, cygnes, oies, cormorans... Nous reprenons la route vers le nord en direction de la station de ski de Whistler, qui va accueillir de nombreuses épreuves des Jeux Olympiques de 2010. Nous longeons le Howe Sound, un fjord formé lors de la dernière période glaciaire, jusqu'à la ville de Squamish où nous installons notre campement.

 

 

Le 25 juin

Le temps n'est pas encore très engageant, il bruine. Néanmoins, nous décidons de partir pour la randonnée du jour. Nous partons en minibus pour Rubble Creek dans le parc provincial de Garibaldi. Notre randonnée va nous conduire au lac Garibaldi. Nous entamons la montée sur un beau sentier au coeur d'une dense forêt de conifères recouverts de lichens, l'usnée barbue. Le sous-bois est très vert, grâce au fort cumul de précipitations qui arrosent la région chaque année. Nous atteignons le lac sous la bruine persistante et pouvons nous abriter dans le refuge du camping.

 

Le lac Garibaldi s'étend dans un profond bassin subalpin, sa surface se situe à 1 500 mètres au-dessus du niveau de la mer et sa profondeur dépasse les 250 mètres. Il est presque entièrement entouré par des montagnes à l'exception de son extrémité nord, avec des volcans le long de ses rives nord, ouest et sud et des sommets non volcaniques au nord-ouest et à l'est. Des coulées de lave provenant des volcans mont Price et Clinker Peak au sud, ont créé un barrage qui a bloqué les eaux de l'ancienne vallée. La couleur turquoise des eaux du lac est due au reflet de la lumière sur les fines particules de roche broyée par l'érosion glaciaire, en suspension dans l'eau de fonte glaciaire qui s'écoule de ses deux alimentations principales, le grand glacier Sphinx à l'est et le glacier Sentinel au sud des pentes du mont Garibaldi. Le temps est bouché et nous ne pouvons qu'apercevoir ces glaciers et sommets.

 

Après le pique-nique, nous descendons par le même sentier et reprenons la route vers Squamish. Cette autoroute, appelée Sea to Sky (de la mer vers le ciel), est en travaux en vue de son élargissement en prévision des JO. Malgré cela, nous avons la surprise de voir un ours noir la traverser juste devant notre véhicule. Il ne reste que quelques secondes sur le bas-côté avant de disparaitre dans la forêt. Nous retrouvons notre campement magnifiquement situé au pied d'une impressionnante falaise de granit.

 

 

Le 26 juin

Le beau temps est de retour et nous pouvons faire la randonnée prévue le 24. Nous allons gravir le Stawamus Chief. Il s'agit d'un immense bloc de granit érodé lors de la dernière ère glaciaire, considéré comme le second plus gros du monde. Il tire son nom du village de Sta-a-mus situé près du pied, c'est un site d'escalade de renommée mondiale. Le sentier grimpe assez raide sur 3 km pour atteindre le First Peak à 610 m d'altitude, quelques échelles et chaines ont été placées pour faciliter le passage aux endroits les plus pentus près du sommet.

 

Arrivé en haut, il ne faut pas être sensible au vertige, nous sommes au sommet d'impressionnantes parois verticales. La vue à 360 degrés est extraordinaire. Au pied se trouve l'extrémité du Howe Sound, ce bras de mer qui rejoint le Pacifique, puis la vallée de Squamish et son port. Nous pouvons y voir de nombreux troncs de bois flotté. Les sommets enneigés de la chaine côtière nous offrent une magnifique toile de fond. Un tamia, petit écureuil rayé très vif, s'approche de nous, attendant visiblement quelque nourriture. Nous partageons volontiers nos barres de céréales avec le petit rongeur.

 

Nous descendons et faisons un crochet pour aller admirer la cascade de Shannon Falls. Au total, cette chute coule de 335 m de haut, ce qui en fait la troisième plus haute de Colombie Britannique. Nous pouvons seulement voir le dernier saut qui ne fait que quelques dizaines de mètres de haut.

 

 

Après le pique-nique au pied de la chute, nous prenons la route vers l'est en direction du parc de Manning. Nous passons près de Vancouver et nous retrouvons dans les embouteillages. Nous somme en effet vendredi, journée de départ en week-end et de surcroit, début des grandes vacances. Après quelques dizaines de kilomètres fort chargés, nous pouvons enfin rouler et faisons une pause à Hope Slide. Il s'agit du résultat d'un des plus grands effondrements de terrain du Canada. Le 9 janvier 1965, près de la ville de Hope, un petit tremblement de terre a provoqué ce gigantesque glissement de terrain entrainant la chute d'un pan entier de montagne. 46 millions de mètres cubes de roches, terre et débris ont dévalé les 2000 m de pente sur 3 kilomètres de large. La route a été ensevelie, provoquant 4 morts. Elle a été reconstruite 85 mètres plus haut. Nous entrons ensuite dans le parc de Manning et nous installons au camping de Lightning Lakes.

 

 

Le 27 juin

Nous partons aujourd'hui pour la plus longue randonnée du voyage, environ 26 kilomètres. Nous débutons la marche depuis le camping et partons autour des Lightning Lakes, magnifiques lacs entourés de forêts de conifères. Nous entamons ensuite la montée dans la forêt sur un beau chemin qui grimpe régulièrement.

 

Nous sortons petit à petit de la forêt dense et arrivons à l'étage alpin encore bien enneigé, mais où les premières fleurs viennent d'apparaître. Anémones, lupins, phlox et lys ajoutent des touches colorées au paysage.

 

 

Les seuls arbres qui poussent ici sont des mélèzes dont les bourgeons viennent à peine d'éclore. Nous terminons l'ascension en slalomant entre les névés encore profonds par endroits. Puis, le sommet est atteint en suivant la crête sur un pierrier.

 

Nous sommes à 2410 mètres, le beau temps et le ciel bleu nous offrent un panorama à 360 degrés sur la chaine des Cascades. la vue porte jusqu'au Etats-Unis, état de Washington où le mont Baker et ses glaciers dominent la chaine de montagnes.

 

Après le pique-nique, nous entamons la descente par le même chemin. Nous retrouvons les lightning lakes, encore plus beaux sous la lumière de cette fin de journée. Des spermophiles de Colombie, curieux écureuils fouisseurs ont élu domicile dans les prairies sur les rives des lacs. Ils sont nombreux, peu farouches et très comiques, montant la garde sur leurs pattes arrière, près de leur terrier. Sur le lac, nous observons également les plongeons imbrins, magnifiques oiseaux palmipèdes qui, comme leur nom l'indique, se nourrissent de poissons qu'ils capturent lors de plongées qui peuvent atteindre 12 m de profondeur. Nous passons notre seconde nuit au camping.

 

 

Le 28 juin

Une dernière balade matinale près des lacs et dans le camping me permet d'observer quelques oiseaux (plongeons, canards, pics...) ainsi que des cerfs mulets qui se nourrissent tranquillement entre les emplacements du camping. Nous démontons le camps et prenons la route en direction de l'est en longeant la frontière avec les USA.

 

Nous entrons rapidement dans la vallée de l'Okanagan. Cette région est surnommée la "Californie de l'Ouest Canadien". Ses 2000 heures de soleil annuelles la rende propice à la culture des arbres fruitiers et même de la vigne. Nous faisons d'ailleurs une pause dans l'un des nombreux stands de maraichers sur le bord de la route, pour acheter des cerises que nous nous empressons de dévorer dans le bus. Nous faisons un arrêt à Spotted Lake, ce lac asséché est constellé de bassins plus ou moins ronds qui lui confèrent un aspect tacheté. Ceci est dû à la très grande concentration est sels minéraux. Les Amérindiens de la Nation Okanagan le considère comme sacré.

 

Nous poursuivons jusqu'à Osoyoos, la plus grande ville de la région. Située au bord du lac du même nom, elle bénéficie du climat chaud et sec de la vallée et en fait un lieu de villégiature très apprécié. Nous allons visiter le centre d'interprétation du désert Nk'Mip qui nous présente la vie des Amérindiens qui peuplaient la région, ainsi que la particularité de l'écosystème semi-désertique de l'Okanagan. Des vivariums présentent les différents animaux typiques de la région (crapauds, serpents, lézards...). A l'extérieur nous pouvons observer un nid de balbuzards, un aigle pêcheur, où nous pouvons assister au nourrissage des jeunes. Nous effectuons aussi une dégustation des vins locaux.

 

Nous reprenons le minibus pour nous rendre à notre camping du jour. Il est situé à Oliver au bord du petit lac Gallagher dont l'eau fraiche nous fait du bien après cette chaude journée.

 

 

Le 29 juin

Nous plions les tentes et reprenons la route. Nous traversons le lac, puis nous arrêtons à un belvédère qui offre une vue magnifique sur la vallée. Nous faisons maintenant route vers le nord et traversons des paysages de prairies et de collines. Après environ 4 heures de route, nous arrivons à Nelson, une petite ville située au bord du lac Kootenay, le plus grand lac naturel de Colombie Britannique avec ses 407 km2. Cette ville s'est bâtie une réputation de centre culturel, avec ses nombreux bâtiments historiques, ses galeries d'art, théâtres...

 

Nous pique-niquons rapidement au camping avant de partir pour la randonnée de l'après-midi. Nous prenons la route et longeons le lac jusqu'au parc provincial de Kokanee Glacier. Une piste chaotique nous conduit jusqu'au lac Gibson, point de départ du sentier. Notre but du jour est le lac Kokanee. Nous entamons la montée dans la forêt, avec de jolies vues sur les montagnes de la chaine des Selkirk, puis sur le lac Gibson.

 

Le sentier traverse plusieurs couloirs d'avalanches qui témoignent de la violence des coulées de neige du printemps. Malgré les nombreux névés qui n'ont pas encore fondu, les fleurs ont ici aussi commencé à fleurir.

 

 

Nous arrivons en vue du lac et là, à notre grande surprise, celui-ci est encore entièrement gelé et entouré de neige, ce qui rend ses rives totalement inaccessibles.

 

Nous faisons une pause sur les rochers qui surplombent le lac. Un spermophile de Colombie vient alors vers nous et se régale de nos barres de céréales. Nous entamons la descente quand nous apercevons des marmottes des Rocheuses (ou marmottes Hoary). Malgré la saison, elles sont déjà bien dodues et se laissent observer à faible distance.

 

Nous reprenons le sentier pour la descente et, après un dernier coup d'oeil sur le bord du lac Gibson, reprenons la piste vers Nelson. En route, nous apercevons un cerf de Virginie dans la forêt. De retour à Nelson, après avoir monté ma tente, je pars sur les bords du lac, profiter de cette fin de journée.

 

 

Le 30 juin

Aujourd'hui, grosse journée de transfert vers Revelstoke. Nous démontons le camps et prenons la route le long du lac Kootenay pour faire une première pause à Kaslo, un petit village qui a été créé à la fin du 19ème siècle lors de la ruée vers les mines d'argent de la région. On peut y admirer un bateau à roue à aubes restauré, le SS Moyie, qui effectuait le transport de fret et passagers autour du lac.

 

Nous quittons les rives du Kootenay et roulons dans la forêt jusqu'aux restes du village de Sandon. Sandon a été créé en 1891 après la découverte d'un énorme bloc de galène, un minerai de plomb et d'argent. Une ruée vers l'argent en a suivi et, au temps de sa splendeur, le village comptait 29 hôtels, 28 saloons, 3 brasseries, une fabrique de cigares, 3 moulins, 3 églises, 2 journaux, 1 école, 1 hôpital et plus de 5000 habitants. Deux compagnies de chemin de fer rivales la desservaient. Son histoire tumultueuse a été jalonnée de catastrophes comme un incendie en 1900 et une avalanche en 1955. Désormais, il ne reste plus que l'hôtel de ville et un musée qui rassemble quelques souvenirs.

 

Nous reprenons la route vers les rives du lac Slocan que nous quittons quelques instants pour une surprise bien cachée. La région, au passé volcanique, recèle nombre de source chaudes dont beaucoup ont été aménagées en piscines ou spas. Mais Jonathan nous en a déniché une au beau milieu de la forêt et connue uniquement de quelques personnes. Nous profitons quelques minutes de la douce chaleur de l'eau sulfureuse et continuons ensuite notre trajet.

 

La route s'arrête brusquement et nous devons prendre le bas pour traverser le lac Arrow entre Galena Bay et Shelter Bay. Les vingt minutes dans le bac nous permettent de profiter de la vue sur les montagnes et forêts environnantes. Je découvre aussi une chose étonnante, une hirondelle a construit son nid sur le bateau et vient nourrir ses jeunes dans cet étonnant "nid mobile". Nous débarquons, terminons la route qui nous conduit à Revelstoke et nous installons dans des petits chalets au camping Koa.

 

 

Le 1er juillet

Le temps est encore au beau fixe et nous partons pour une magnifique randonnée dans le parc national des glaciers. Nous faisons un arrêt près du Roger's Pass au centre d'interprétation du parc. Ce col (1382 m) porte le nom du Major A.B. Roger, qui a été engagé par la compagnie de chemins de fer Canadian Pacific pour trouver un passage à travers la chaine des Selkirk dans les années 1880. Mais, les nombreuses avalanches qui se produisent chaque année dans la région ont causé tellement d'accidents mortels sur la voie ferrée qu'il a été décidé de construire un tunnel sous le Roger's Pass pour y faire passer le train. Nous partons ensuite pour le départ de notre randonnée qui va nous conduire à Avalanche Crest. Nous montons dans la forêt et découvrons petit à petit le fabuleux panorama sur les sommets couverts de glaciers et la vallée ou serpente l'autoroute transcanadienne.

 

Le paysage s'ouvre de plus en plus, la neige est, ici aussi, encore bien présente. Les premiers lys donnent une touche jaune dans le paysage. Nous poursuivons jusqu'à 2330 m, sur la crête qui se rétrécit de plus en plus pour profiter au maximum du panorama exceptionnel. Nous sommes près du mont Sir Donald, du nom de l'administrateur du Canadien Pacifique qui a inauguré le dernier tronçon du chemin de fer en 1885. Le glacier Illecillewaet qui nous fait face est un dôme glaciaire de 26 km2. Après le pique-nique, nous redescendons vers le parking et rentrons à Revelstoke dans nos cabanes au Canada. C'est la fête nationale canadienne aujourd'hui, mais la ville et le camping restent malgré tout très calmes.

 

 

Le 2 juillet

Nous partons pour une balade matinale dans le parc national de Revelstoke. Nous montons en minibus vers le sommet du mont Revelstoke. En route, nous avons une jolie vue sur la ville et le lac. Nous ne pouvons atteindre le sommet en véhicule, la route étant barrée en raison de la neige qui subsiste encore plus haut, nous terminons donc à pieds et atteignons un joli lac situé près du sommet.

 

Nous poursuivons dans la neige jusqu'au sommet où a été batie une tour de guêt qui servait autrefois pour surveiller les feux de forêt. Nous avons un superbe panorama à 360 degrés sur les chaines de montagnes environnantes, le lac Revelstoke, la station de ski. Notre balade se termine là et nous regagnons le minibus car nous avons beaucoup de route à faire.

 

Nous partons donc et, au bout d'une heure de route, le moteur commence à tousser, nous sommes en panne. Nous voici donc obligés de sortir. Jonathan, qui travaille comme mécanicien l'hiver, trouve rapidement d'où vient le problème mais préfère rentrer à Revelstoke pour faire examiner le minibus par un garagiste. En attendant, nous avons pu patienter en observant le ballet des colibris qui viennent butiner dans une mangeoire. Nous rentrons donc à Revelstoke où nous passons 1h30 à la piscine en attendant les réparations. Finalement en fin d'après-midi, tout rentre dans l'ordre et nous pouvons repartir. Nous faisons une pause pour diner à Kamloops et atteignons notre destination finale, le camping Koa à Clearwater. La nuit est tombée, nous devons monter les tentes à la lumière des lampes frontales.

 

 

Le 3 juillet

Nous prenons le minibus pour nous rendre dans le parc provincial Wells Gray situé à quelques kilomètres. Notre randonnée du jour doit nous conduire à Trophy Mountain et le grand beau temps est encore au rendez-vous. Avant le départ de la marche, j'observe un tétras sombre mâle en train de parader, la queue en éventail et découvrant les étonnantes taches rouges qui ornent son cou. Il doit protéger la femelle et ses petits que nous venons de croiser avec le bus. Nous partons pour ce qui sera probablement la plus belle marche du voyage. Elle débute, comme souvent, dans la forêt (et ses moustiques qui nous avaient jusque là laissés tranquilles). Mais, nous arrivons rapidement au dessus de la limite des arbres dans de magnifiques prairies recouvertes de lys jaunes. C'est l'habitat préféré du grizzly, mais nous n'en croiserons pas aujourd'hui. Plus haut, nous passons près de plusieurs petits lacs, dont certains sont encore partiellement gelés.

 

Slalomant entre les névés, nous poursuivons l'ascension jusqu'à un col qui nous offre un panorama allant jusqu'au pics enneigés des montagnes Rocheuses. Nous pique-niquons sous le soleil, mais n'allons pas jusqu'au sommet proprement dit. La végétation est ici très rase, mais de petites fleurs, comme les silènes, sont tout de même éclose.

 

Nous entamons la descente, retrouvons les superbes champs de lys ainsi que d'autres fleurs rouges appelées pinceau indien. Les moustiques nous attendent au parking et nous embarquons rapidement pour notre prochaine destination, une cascade.

 

De nombreuses chutes d'eau se trouvent dans le parc de Wells Gray et nous allons admirer la plus haute de toutes, Helmcken's Falls. Elle coule de 137 m de haut avec un très fort débit, dans un extraordinaire cirque basaltique. De plus, en cette fin de journée, le soleil rasant nous offre un magnifique arc-en-ciel. Voilà qui conclut cette journée de la plus belle des manières. Nous rentrons au camping de Clearwater pour notre deuxième nuit.

 

 

Le 4 juillet

Nous entamons la dernière partie du voyage qui va nous mener au coeur des montagnes Rocheuses. La route est longue mais le paysage la rend néanmoins très agréable. Nous approchons des Canadian Rockies en découvrant leur point culminant, le Mont Robson (3954 m). Nous admirons la face sud depuis le centre d'interprétation où nous pique-niquons face au géant.

 

 

Pour nous dégourdir les jambes, nous marchons quelques centaines de mètres le long de la rivière Fraser jusqu'à la petite chute Overlander. Nous remontons dans le minibus et entrons dans la province de l'Alberta et dans le parc national de Jasper. Nous faisons un arrêt dans la charmante, mais touristique, petite ville de Jasper. Puis allons nous installer dans le camping Whistlers situé au pied du mont du même nom.

 

 

Le 5 juillet

Nous somme dans le parc National de Jasper, le plus grand des parc Canadiens avec près de 11000 km2, il fut créé en 1907. Nous prenons la route pour nous rendre au départ de la randonnée du jour. Dès la sortie de la ville de Jasper, nous voyons un troupeau de wapitis brouter l'herbe au bord de la route. Le wapiti est un cervidé, l'un des plus grands représentants de cette famille. La femelle pèse en moyenne 225 kg, mesure 1,3 m à l'épaule, et fait 2 m du nez à la queue. Le mâle est environ 25 % plus grand que la femelle, d'un poids moyen de 320 kg, mesure 1,5 m à l'épaule et fait une moyenne de 2,5 m de longueur. Seuls les mâles ont des bois, qui commencent à pousser au printemps et tombent chaque hiver. Les plus grands bois peuvent faire de 1,2 m de long et peser 18 kg. Nous prenons la route du lac Maligne et pouvons justement observer un magnifique mâle.

 

De nombreux panneaux nous avertissent de la présence de caribous dans la région, mais nous n'en verrons pas. Nous faisons un arrêt au bord de Medicine Lake. Ce lac a la particularité de se vider complètement en automne et en hiver. En effet, son eau s'infiltre dans son fond poreux. Lorsque l'apport en eau de la rivière Maligne qui l'alimente est insuffisant, il se vide naturellement. Les Amérindiens y voyaient des pouvoirs magiques, d'où son nom. En ce début juillet, nous le voyons bien rempli en raison de la fonte des neiges et des glaciers. Sur la rive, un pika d'Amérique, un petit mammifère, fait des allers-retours avec de l'herbe dans la bouche. Ces petits mammifères vivent dans les rochers et sont herbivores. Ils n'hibernant pas et font le plus souvent des provisions de végétation durant le court été alpin et la stockent sous forme de tas de foin entre les rochers.

 

Nous arrivons au bord du lac Maligne et rejoignons le départ de notre randonnée qui va nous conduire aux Bald Hills (les monts chauves). Dès le départ du sentier, nous croisons un renard roux. Il marche sur le chemin à notre rencontre et fait juste un petit écart dans la forêt pour éviter le groupe. Nous sortons rapidement de la forêt et arrivons à l'étage subalpin où poussent nombre de fleurs, notamment les cassiopées avec leurs fleurs en forme de clochettes blanches ou roses. Nous arrivons en vue du premier sommet et faisons une pause. Des mésangeais du Canada, oiseaux de la famille des corvidés, s'approchent de nous et n'hésitent pas à venir chercher, sur ma main, les graines que je leur propose.

 

Nous continuons la randonnée et la découverte de la faune des Rocheuses. Un groupe de marmottes Hoary se trouve un peu plus haut, certaines profitant du soleil, allongées sur les pierres chaudes. Nous arrivons au premier sommet qui est effectivement bien chauve, seules quelques plantes rases y poussent.

 

Nous poursuivons vers le deuxième sommet en suivant la ligne de crête. Un nouveau petit mammifère attire notre attention. C'est un spermophile à mante dorée, petit écureuil fouisseur à rayures. Il galope devant moi, me laissant peu d'occasion de le photographier, sauf lorsqu'il vient se désaltérer sur un névé. Nous profitons également de la vue très dégagée sur le lac Maligne et les glaciers qui l'entourent.

 

Nous continuons jusqu'au troisième et dernier sommet qui culmine à 2410 m où nous pique-niquons et profitons du panorama. Le temps commence à se couvrir et nous entamons rapidement la descente jusqu'aux rives du lac Maligne. Long de 22 km, il est le plus grand lac naturel des Rocheuses canadiennes. Il avait été nommé à l'origine « Chaba Imne » ou lac Beaver par les tribus autochtones. En 1907, Mary Schaeffer, riche Quaker originaire de Philadelphie, apprit l'existence de ce lac mystérieux. À l'aide d'une carte obtenue auprès de Samson Beaver, membre de la tribu des Stoney, Mary trouva le lac et relata plus tard ses aventures, contribuant à faire de la région une destination touristique prisée au cours des années qui suivirent.

 

Il nous reste un peu de temps au bord du lac pour faire du canoé pour certains ou marcher pour les autres. Il est aussi possible de prendre un bateau pour aller jusqu'à Spirit Island, une ile située au milieu du lac et y faire la photo 'Carte postale', mais le temps couvert nous en décourage. Je fais une balade le long du lac et dans la forêt où je surprends un écureuil roux en plein repas. En fin d'après-midi, nous reprenons la route du retour vers Jasper, les premières gouttes de pluie commencent à tomber...

 

 

Le 6 juillet

Le beau temps qui nous accompagnait depuis 10 jours a laissé la place à un ciel bas et à de la pluie. Nous quittons Jasper pour emprunter l'Icefield Parkway (La Promenade des Glaciers), une route de 230 km à travers les Rocheuses qui va nous conduire jusqu'à Lac Louise. Nous faisons un premier arrêt à Horseshoe Lake (lac du fer à cheval) dont nous apprécions les couleurs et reflets malgré la mauvaise lumière.

 

Nous reprenons le minibus et arrivons dans la partie la plus spectaculaire de la route, le long du champ de glace Columbia. Il a une superficie d'environ 325 km2, de 100 à 365 mètres d'épaisseur et reçoit en moyenne sept mètres de neige par an. Le champ de glace Columbia comprend huit grands glaciers et est entouré de quelques-uns des plus hauts sommets des Rocheuses culminant à plus de 3500 m. Malheureusement, le plafond désespérément bas nous prive d'une grande partie du paysage. Nous ne distinguons que le bas de certains glaciers comme celui du Mont Kitchener ou l'Athabasca. Nous visitons, puis prenons le pique-nique au centre d'interprétation et devons renoncer à la randonnée du jour.

 

Nous continuons donc la route, la pluie devient moins continue et nous pouvons aller admirer le lac Peyto. Situé à une altitude de 1 880 mètres, il mesure 2,8 km de long et 800 m de large. La fonte des glaciers et son corollaire, l'apport significatif de particules minérales en suspension, confèrent aux eaux du lac une lumineuse et fascinante couleur turquoise. Le lac est alimenté par les eaux du Peyto Creek, qui drainent le lac Caldron, et du glacier Peyto, avant de s'écouler dans la rivière Mistaya. Son nom rend hommage à Ebenezer William Peyto, un trappeur et guide de la région.

 

Nous faisons l'arrêt suivant pour voir le lac Bow. D'une superficie de 3,21 km2, il est la source de la Bow River dont nous allons suivre le cours jusqu'à Calgary, notre destination finale. Sa couleur est moins profonde que le lac Peyto. Nous terminons notre route en arrivant à Lake Louise et profitons d'une accalmie pour monter les tentes.

 

Après le diner, nous partons voir le lac Louise, situé un peu plus haut que le village. En traversant la forêt, nous apercevons un orignal caché dans le sous-bois. Nous nous arrêtons au bord de la route, provoquant un attroupement de curieux (comme nous) dont certains irresponsables sortent des voitures en courant et hurlant, provoquant la fuite de l'animal...Le lac fut nommé en référence à la princesse Louise, duchesse d'Argyll (1848-1939), quatrième fille de la reine Victoria et l'épouse du gouverneur général, le marquis de Lorne. Il est particulièrement réputé pour ses eaux turquoises qui proviennent de la fonte des glaciers alentours, sa température ne dépasse jamais quelques degrés au dessus du point de congélation. Long de 2,4 km et large de 1,2km, il se déverse dans la rivière Bow. Sur sa berge se trouve le Fairmont Château Lake Louise Hotel, dont la construction remonte à 1890 (il a été restauré en 1990). Cet hôtel a été nommé, par la revue Gourmet, l'hôtel jouissant du « meilleur paysage au monde ». Par contre, selon l'avis général du groupe, son architecture est des plus banales et son intérieur totalement "kitsch".

 

 

Le 7 juillet

La météo est suffisamment engageante pour que nous partions marcher. Nous partons depuis le lac Louise pour gravir Fairview Mountain, tout un programme. Après un passage dans la forêt, nous arrivons dans une zone de pierrier où nous apercevons quelques marmottes. Nous commençons à découvrir le paysage, les sommets et glaciers qui nous entourent ainsi que la vallée de la Bow River et la station de ski du Lake Louise. L'ascension finale est assez raide dans le pierrier mais nous arrivons rapidement au sommet à 2744 m.

 

Le versant opposé à celui que nous avons gravi est constitué d'une falaise qui plonge quasiment à pic dans le lac Louise. Malgré les nuages qui commencent à s'accumuler, nous profitons du panorama. Un petit tamia vient ramasser les restes de notre pique-nique. Puis, nous redescendons rapidement vers le parking avant que la pluie ne commence à tomber.

 

Nous montons jusqu'à Moraine Lake malgré la pluie qui redouble. Nous attendons l'éclaircie pour aller admirer la couleur outremer de ce petit lac glaciaire de 0,5 km2 situé à 1885 m d'altitude. Malheureusement, des travaux nous empêchent d'accéder au plus beau belvédère, le sommet de la moraine (qui a donné son nom au lac).

 

Nous ne sommes qu'en début d'après-midi et il nous reste du temps. Nous décidons d'aller jusqu'à Johnston Canyon. Ce canyon a été creusé par la Johnston River, il est totalement aménagé grâce à des passerelles sur 2,7 km. On peut y voir plusieurs cascades; la chute inférieure mesure une quinzaine de mètres de haut, on peut accéder au pied en passant dans une petite grotte. La chute supérieure est située au bout du chemin aménagé et mesure 30 m de haut.

 

Une dernière surprise nous attend lors de notre route retour vers le camping de Lac Louise. Nous traversons la forêt à la recherche des animaux et voyons une voiture sur le bas-côte. C'est souvent signe qu'il ya quelque chose à voir. En effet, nous pouvons admirer notre premier (et seul) grizzly. Le terme « grizzly » est utilisé pour désigner l'ours brun des États-Unis et du Canada. C'est un animal de grande taille (plus gros qu'un ours noir) d'un poids variant de 180 à 750 kilos pour le mâle et de 90 à 270 Kg pour la femelle. Debouts, les grands mâles mesurent plus de 2,5 m de haut. Notre individu est, nous l'apprendrons plus tard au camping, un jeune mâle de 3 ans et demi. Il cherche sa nourriture près de la route , puis remonte dans la forêt et nous pouvons le suivre pendant 15 mn, jouant à cache-cache derrière les arbres et buissons. Une bien belle rencontre (qu'il est préférable de faire depuis l'intérieur du minibue !!) pour terminer la journée.

 

 

Le 8 juillet

Le temps est de nouveau complètement bouché et notre visite du parc de Yoho est très compromise. Nous partons quand même dans ce parc situé en Colombie Britannique. Avant que la pluie ne commence à tomber, nous pouvons apercevoir un ours noir assez loin dans la montagne. Nous faisons un arrêt près du col de Kicking Horse sur le lieu où ont été construits des tunnels en spirale. Cet ingénieux procédé, qui réduit la pente moyenne de 4,5 à 2,2%, a permis le passage du col aux trains du Canadian Pacific à partir de 1909. Après une visite au centre d'interprétation du parc, la pluie se met à tomber et nous accompagnera pour une bonne partie de la journée. Nous montons tout de même au pied de la cascade de Takakkaw Falls. La hauteur totale de cette chute est de 384 m, faisant d'elle la seconde plus haute du Canada, même si, en réalité, l'eau coule en chute libre de 254 m. Nous allons rapidement faire quelques photos sous la pluie et renonçons à notre randonnée. A la place, nous partons pour la ville de Banff où nous passons l'après-midi. Au retour, nous repassons dans la forêt du grizzly, mais ne revoyons pas le plantigrade. Nous passons notre dernière nuit du voyage sous la tente au camping de Lake Louise.

 

 

Le 9 juillet

Dernière journée du voyage qui va nous conduire à Calgary. La météo est bien meilleure que la veille et nous faisons un arrêt à Banff pour admirer le Fairmont Banff Springs Hotel. Cet établissement de luxe, à l'architecture d'inspiration Ecossaise, a été construit par la Canadian Pacific Railways près des sources chaudes qui sortent de la montagne. Nous poursuivons la route jusqu'à Canmore où nous allons faire notre dernière marche du voyage.

 

Nous sommes dans le parc des monts Kananaskis et allons gravir le Chinaman's Peak (pic du Chinois) ou Ha Ling Peak. Après une approche en forêt, nous arrivons, près du sommet sur des pierres lisses assez glissantes. Le pic se situe à environ 2500 m et offre une vue magnifique sur la vallée de la Bow River et la ville de Canmore. Nous sommes au sommet de vertigineuses falaises. Notre habituel compagnon des sommets, un petit tamia vient nous rendre visite. Le vent se lève et annonce une averse que nous voyons arriver dans la vallée, il est temps de redescendre.

 

Nous parvenons à passer entre les gouttes et rejoignons le parking sous le soleil. Sur la route de la descente, nous croisons 3 mouflons d'Amérique. Ils sont en train de perdre leur pelage d'hiver et ont un aspect assez pelé. Nous reprenons l'autoroute pour quitter les Rocheuses et entrer dans la grande prairie qui recouvre une grande partie des provinces de l'Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba. Nous arrivons à Calgary où nous prenons notre dernier diner avant de passer la nuit à l'hôtel Sandman situé près de l'aéroport d'où nous quitterons le Canada demain.